Archive pour mai 2009

reponse de RAHIM ZENATI a monsieur AREZKI SELIMANI

Mardi 19 mai 2009

Je viens de lire ce que vient de commettre Arezki Slimani, (domaine dans lequel il excelle) en réaction à un article que j’assume, du reste que je referai si c’était à refaire et qui a certainement et visiblement laissé de profondes séquelles chez celui qui, entre autres choses, «pond ses papiers par téléphone». Je te sens bien tourmenté. Ressaisis-toi ! C’est vrai qu’il n’y a que la vérité qui blesse, je (te) comprends, c’est une réplique tout à fait normale et naturelle de quelqu’un qui commence à comprendre ce qu’il est vraiment. Je le sais, c’est dur… je n’y peux rien (Allah Ghaleb). Cela dit, puisque l’occasion m’est offerte, que tu as perdu une occasion de te regarder dans une glace et de déposer ta «plume» et de t’occuper d’autre chose que d’écrivailler, je (te) livre quelques informations que seul un scribouillard en villégiature peut ne pas avoir en sa possession. A quel examen fais-tu allusion ? ITE ? J’ai obtenu l’examen de langue française avec la meilleure moyenne. Tu passais ton temps à courir derrière… Mais, par décence, je préfère ne pas évoquer cet épisode, de celui qui aura la charge l’éducation des futures générations… Concours d’inspecteur de français ? Je l’ai passé cette année, oui et je l’ai également obtenu, grâce à mes compétences, mes connaissances… professionnelles (Allah ghaleb) Ce n’est pas sorcier, c’est vérifiable, auprès de la corporation de l’éducation. Nous étions cinq collègues à l’avoir décroché dans toute la wilaya de Béjaia. Et je peux t’assurer d’une chose: connaissant tes limites en la matière, tu ne figurerais jamais parmi les reçus– Je te posterai les sujets, et essaye de les traiter, je t’assure que tu vas y laisser des «plumes». Oui, je l’ai eu, haut la main. J’ai eu l’écrit dans des épreuves en français et… en arabe. Pour l’Oral, (je suggère au «journaliste» d’enquêter là-dessus on m’a dit qu’il fallait «connaître, au moins et au minimum un Caporal, et au mieux, un Général». Tu sais, modeste enseignant que je suis, mes fréquentations ne se comptent pas dans ces milieux. Tu dois en connaître un bout, toi, Arezki Slimani ! Tu sais pourquoi je n’ai pas été reçu à l’oral ? On m’a sorti un rapport qu’a commis à mon encontre le directeur de l’école où j’ai exercé ma première année, pour avoir dénoncé ses comportements et pour son acharnement à mon encontre. J’étais, très jeune mais déjà incorruptible, insoumis devant l’injustice, le mépris, l’arrogance, la hogra… Tu ne comprendras pas tout ça… Tu n’es pas passé par … cette école. C’est la raison pour laquelle j’ai naturellement intégré celle du FFS. Le journalisme ? Je dois d’abord et vite rectifier une chose et c’est valable même pour toi: je ne suis pas journaliste, je ne prétends pas l’être. je ne l’ai jamais été. Quand j’étais correspondant de «Liberté», j’avais au moins l’honnêteté intellectuelle de ne pas me prendre pour un journaliste. Journaliste ! Mon œil ! Il faut une formation pour exercer ce métier. Mon métier, c’est l’enseignement. Sans prétention, quand il m’arrive de me tromper de lire tes «papiers» et beaucoup d’autres de certains journaux, dont celui qui t’assure tes fins de mois, à la lèche-botte, je me dis «Yughal wuccen d-axarraz !» Pour ta gouverne, cher correspondant (et tu peux le vérifier dans les archives de Liberté), j’étais le premier correspondant du quotidien «Liberté» dans la wilaya de Béjaia et mes papiers de “très haute facture tous domaines confondus) en témoignent. «Liberté» ne pouvait pas m’éjecter, puisque qu’ils ne me connaissaient que de nom: R. ZENATI. Tous les papiers que j’ai produits sont publiés en intégralité. Par ailleurs, et ça va t’étonner et même t’en boucher un «coin», puisque «machi Tafallaht-ik», on ne m’a jamais versé un centime, je dis bien un centime. Et je ne me suis pas rendu au siège du journal pour «chialer» et réclamer mon dû. Tu sais pourquoi ? Je n’écrivais pas pour gagner de l’argent. C’est une passion. C’est toute la différence ! Tu sais pourquoi j’ai arrêté d’écrire pour «Liberté» ? C’est uniquement par conviction politique, idéologique, une question de principe. Quand le journal a basculé dans la défense de valeurs qui étaient ses choix et qui n’étaient pas les miens, ne correspondant pas à «ma» ligne éditoriale, j’ai rangé ma plume sans tambour ni trompette. Quant au matériel de l’Association dont tu parles, franchement… Je parie que tu connais un certain «Magicien»notoirement et tristement célèbre sur la place et un certain «député». Ce sont ceux qui t’on filé le «ragot» sur lequel ils ont mené leurs différentes campagnes électorales contre le FFS (parce que, pour ton information, j’ai conduit des listes FFS aux élections locales contrairement à ce que tu avances) qui ont protégé et protègent toujours les véritables auteurs (matériel du centre culturel) volé et vendu en pièces détachées. Tu peux retrouver le rapport de dépôt de plainte que nous avons déposée, au niveau du commissariat de police d’Amizour. Tu es quand même en mesure de retrouver une information de ce genre, d’autant qu’il s’agit d’un commissariat de police… Mon nom sur les murs ? Heureusement que le ridicule… Tu ne comprendras pas. C’est trop te demander. Tu es en retard d’une guerre, Monsieur Arezki Slimani ! A ce niveau, je confirme et tu confirmes que tu ponds tes articles par téléphone. Je ne vais tout de même pas te faire une rétrospective des évènements de Kabylie, voyons ! Tu peux éternellement voir ton nom au bas de tes «papiers» mais tu n’auras jamais le privilège et la fierté de le voir gravé sur un mur: J’ai été agressé, insulté, j’ai bravé l’interdit, la loi du silence, le fascisme des Arouch dont tu couvrais les activités comme un «Meddah de la Cour» pour me porter tête de liste, en compagnie de camarades militants du FFS, hommes de principes, courageux, à l’occasion des élections locales empêchées, pendant que tout le monde a sonné le clairon et choisi l’ abdication devant le diktat de délégués autoproclamés représentants de la population. Listes du FFS ? Là, franchement ! tu me déçois beaucoup, Monsieur Arezki Slimani, et je dirais même que tu me fais pitié. Oui tu es pitoyable et cela ne date pas d’aujourd’hui. Un soupçon d’intelligence, bon sang ! Je vois que tu ne maîtrises même pas l’abécédaire d’un journaliste débutant. Avant de rendre publique une information, toujours la vérifier à la source. Cependant, je ne t’en tiens pas rigueur. Je t’invite tout simplement à te rapprocher de la structure politique, interroger les militants et Tout–Amizour, tu sauras qui est Rahim Zenati. Tu te repentiras et j’accepterai ta repentance. Lors des dernières élections, j’ai décliné la tête de liste, j’ai même refusé d’être deuxième de la liste. Les positions ou le nombre de «zéros» après le virgule ne m’intéressent pas… Je ne fonctionne pas comme ça, je fonctionne à la conviction. Mon ambition et ma motivation étaient et seront toujours de servir mon parti dans la dignité, pas sur une liste. Le «journalisme» mène à tout, à condition d’en sortir. Le drame pour toi, est que tu n’y es jamais rentré et tu ne pourras jamais en sortir. Ma foi, il faut le faire…

caricature de jour

Mardi 19 mai 2009

caricature de jour dans Actualité algérienne dilem

Hamid Ferhat (P/APW de Béjaïa): “Non au bradage de l’Erenav !”

Mardi 19 mai 2009

hami.jpg“Au moment où le port de Béjaïa s’élève au rang d’une infrastructure internationale après qu’il s’est imposé à l’autoroute de la mer et par là même à la nécessité de son extension et de son désenclavement à travers la pénétrante Est-ouest, nous craignons gravement que l’on viserait l’hypothèque de ces projections à travers la mise en difficulté de l’Erenav, élément central dans le développement de cette infrastructure”, a avancé le président de l’APW dans la correspondance qu’il a adressée au Premier ministre datée du 18 du mois courant.

Encore une fois, le président de l’APW a réagi à la situation dans laquelle se trouve l’unité locale de l’entreprise de réparation navale. Il exprime son inquiétude quant au sort réservé aux familles des soixante-cinq ouvriers de ladite unité licenciés après avoir travaillé continuellement au sein de cette entreprise cinq années durant. Ce licenciement non justifié intervient, selon Hamid Ferhat, au moment où l’entreprise enregistre un plan de charge exceptionnel, à savoir l’accueil depuis le début de l’année, à bord du dock flottant, des bateaux: Tarik Ibn Ziad, Tassili 2 et El Djazair. Ce dock flottant, principal outil, serait l’objet d’une curieuse convoitise, dénoncera le rédacteur qui s’est référé à des indiscrétions tout en justifiant cela par le fait que la direction avait fait appel à des dizaines d’agents de l’unité d’Alger lesquels étaient pris totalement en charge pour intervenir durant ces trois arrêts techniques ceci, sous l’œil médusé des employés locaux.

Le P/APW se dit en droit de penser à une action de “bradage réfléchie de l’unité Erenav de Béjaïa” du moment qu’aucune explication n’est donnée à “cette haute logique économique” qui fait que des travailleurs de l’unité soient licenciés et qu’on les fasse remplacer par leurs collègues d’Alger qui ont été pris en charge du point de vue hôtellerie et restauration en plus des frais de mission. En conclusion de réquisitoire, Hamid Ferhat demande au Premier ministre de diligenter une enquête afin de mettre en échec ces manœuvres aventureuses et de rétablir les travailleurs licenciés dans leur légitime droit.   Source La DDK

Le FFS dénonce « Le complot »(ELWATAN)

Mardi 19 mai 2009

Mohamed Baba Nedjar est un jeune habitant de Ghardaïa condamné à la peine capitale le 6 juin 2006 pour une affaire de meurtre.

Le procès en appel a été renvoyé à la demande du procureur général « pour raison sécuritaire ». Après trois années de détention et deux reports, le procès de Baba Nedjar a été fixé au 27 mai courant au tribunal criminel de Médéa. L’affaire remonte au 20 octobre 2005, lorsque Baba Nedjar a été arrêté après s’être présenté lui-même au commissariat de police, en réponse à une convocation. Le motif invoqué est l’assassinat du jeune Bezine Brahim, brûlé vif par deux personnes encagoulées. « Depuis cette date, Baba Nedjar vit un vrai calvaire. Il a subi des interrogatoires interminables, une torture psychologique et physique et un chantage consistant à le faire libérer s’il accepte de coller le meurtre aux leaders du mouvement de protestation à Ghardaïa en 2004. Ce que Baba Nedjar a refusé. Nous avons même trouvé l’objet de ce chantage dans les rapports de la police judiciaire et du juge d’instruction », indique un communiqué de la fédération du Front des forces socialistes de Ghardaïa, qui voit dans cette affaire une attaque « pour salir la réputation des meneurs du mouvement de protestation de Ghardaïa ». La fédération du parti de Hocine Aït Ahmed dans cette wilaya a souligné encore qu’« au cours de l’instruction, des questions ont été posées à Baba Nedjar pour en savoir plus sur ses rapports avec les leaders du FFS Ghardaïa. D’ailleurs, l’on considère que le fait qu’il avait en sa possession, losqu’il a été arrêté, une revue éditée par le FFS est une preuve de sa présumée implication dans le meurtre. Baba Nedjar a toujours clamé son innocence ».

Le communiqué de la fédération du FFS de Ghardaïa précise, en effet, que « deux autres militants du parti sont accusés d’avoir incendié le véhicule de la victime Bezine Brahim, alors que la voiture en question a été brûlée une année avant l’assassinat de son propriétaire. Aucune enquête n’a été ouverte à ce sujet », note le texte de la fédération. Et d’enchaîner : « Baba Nedjar paie pour un crime qu’il n’a pas commis. Il est victime d’un complot orchestré par un Etat policier qui utilise tous les moyens pour liquider tout militant ou activiste demandeur de droits et de liberté », indique la même source. La fédération FFS invite les personnalités nationales, les intellectuels, les militants politiques, ceux des droits de l’homme et les journalistes à être présents en force le jour du procès « pour imposer un procès équitable et que finisse le cauchemar de Baba Nedjar qui est innocent du crime dont on l’accuse ». Le bureau de Tizi Ouzou de la Ligue algérienne de défense des droits de l’homme (LADDH) a, pour sa part, exprimé son soutien à Baba Nedjar dont l’affaire serait « à inscrire dans les annales des chroniques judiciaires et des procès dignes des œuvres de Kafka ». La LADDH a rejoint le collectif d’avocats chargé de prendre sa défense. Maître Mustapha Bouchachi, président de la ligue, en fait partie

أشهر بعد تعديل الدستور

Samedi 16 mai 2009
ستة حكومة معطّلة وقوانين مؤجلة بسبب مراسيم ونصوص معدلة
لا يوجد ما يوحي بأن البلاد تغير فيها شيء، خصوصا في مجال إدارة الحكم وتحديد المسؤوليات، رغم أن الجزائر شهدت منذ 6 أشهر خلت تعديلا دستوريا قال أصحابه إنه يرمي إلى توضيح طبيعة النظام السياسي ووضع حد للتداخل في الصلاحيات ما بين الهيئات والمؤسسات.. 6 أشهر طويت ولا أحد فهم لماذا بقيت الحكومة نفسها لم تتغير رغم أن الأحزاب المشكلة لها قامت باللازم من أجل تعديلها. نفس نقاط الظل التي كانت تميز سلوك النظام في الأعوام الماضية لا تزال هي نفسها جاثمة وكأن البلاد طعمت بلقاح ضد الإصابة بأي تغيير. المشكلة ليست في النظام فقط الذي لم يتغير، بل حتى طريقة الإنفاق وتوزيع المال العام، أمام الأزمة العالمية الزاحفة، ظلت نفسها، فلا المتعاملون الاقتصاديون مقتنعون بما يجري على مستوى الصفقات العمومية، ولا المواطنون على علم بما يجري لاحتياطات الصرف المودعة بالخزينة الأمريكية. ومع ذلك مطلوب منهم كالعادة شد الأحزمة ودفع فاتورة سوء التسيير. لقد تحولت مؤسسة الرئاسة بموجب تعديل الدستور إلى المؤسسة الأم، وبقية المؤسسات الأخرى، وفي صدارتها البرلمان، إلى مجرد ملاحق لها تنتظر ما تأمر به ليس إلا. والنتيجة أن أعلى هرم الدولة ينتظر دعم القاعدة، وهذه الأخيرة تترقب دوما ما يصدر من فوق، في عملية اتصال لا أحد فيها يسمع للثاني أو للآخر.

بعد 6 أشهر من اعتماد التعديلات الدستورية لتوضيح طبيعة الحكم
آلة صنع القرار لم تتغير والمسافة بين الحاكم والمواطنين لم تتقلصئ؟
مرت 6 أشهر من اعتماد التعديلات الدستورية الجديدة التي قيل إن الهدف منها هو تحقيق الانسجام داخل منظومة الحكم وتحديد الصلاحيات والمسؤوليات إزاء مسألة اتخاذ القرار. لكن هل وقع فعلا تغيير في طريقة إدارة الشؤون العمومية للدولة خصوصا باتجاه إضفاء مزيد من الشفافية على القرار السياسي؟
منذ مصادقة نواب غرفتي البرلمان على التعديل الدستوري في 12 نوفمبر الماضي، مرت نصف سنة من إعادة توزيع المهام داخل السلطة التنفيذية بالشكل الذي زاد من توسيع صلاحيات رئيس الجمهورية على حساب دور رئيس الحكومة سابقا، الوزير الأول حاليا، وكذا تصغير دور المؤسسة التشريعية وتقليم ما كان بحوزتها من صلاحيات رقابية، وهي جوهر جل التعديلات التي أدخلت على دستور .96
وقبل ذلك التعديل لم يترك الأمين العام للأفالان ووزير الدولة الممثل الشخصي لرئيس الجمهورية عبد العزيز بلخادم أي مناسبة ليدافع من خلالها على ضرورة التعديل الدستوري قصد تحقيق ما أسماه  »توضيح طبيعة وشكل نظام الحكم في الجزائر » الذي كان حسبهم غامضا وخليطا بين النظام البرلماني والرئاسي، وهي الموجة التي ركبها المدافعون والمساندون لمشروع التعديل الدستوري. اليوم وقد مرت أكثـر من 6 أشهر من تمرير التعديلات الدستورية، ما الذي تغير في منظومة الحكم؟ وما الجديد الذي طرأ؟ علما بأن تغيير طبيعة الحكم لا معنى له إذا لم يقترب أكثـر من انشغالات المواطنين ويقلص الهوة الفاصلة بين الحاكم والمحكوم؟
الأمر الذي ظهر جليا بعد تعديل الدستور أنه تم إنشاء نظام رئاسي مغلق يقوم على تركيز شديد للصلاحيات بيد رئيس الجمهورية وإضعاف المؤسسات الدستورية الأخرى، وبالشكل الذي جعل مؤسسة الرئاسة هي الأم وبقية الهيئات الأخرى مجرد لواحق تابعة لها. لكن رغم ذلك لم تتغير الأوضاع بالشكل الذي كان يتصور فيه البعض من أن توسيع صلاحيات الرئيس ستسهل من عملية صنع وإخراج القرار. وضمن هذا السياق توحي الاتصالات التي جرت بشأن تشكيل حكومة ما بعد الرئاسيات أن التعديلات الدستورية لم تكن سوى حبر على ورق، أو بالأحرى لم يكن الأهم فيها سوى رفع القيد عن العهدات الرئاسية ليس إلا، وباقي المواد الأخرى أدرجت لتزيين الديكور.
لقد كشفت مفاوضات الظل التي رافقت ميلاد الحكومة القديمة الجديدة، أن النظام السياسي ازداد غموضا وتأزما عوض أن يميل باتجاه إضفاء الشفافية المطلوبة التي كانت ضمن التبريرات المسوقة من قبل الداعمين للتعديل الدستوري، وهو ما جعل، ليس فقط المواطن البسيط يحتار في الانسداد الجديد الذي أفرزه التعديل الدستوري وحتى نتائج الانتخابات الرئاسية، بل أيضا حتى المراقبين الذين احتاروا في استمرار ثقل التوازنات داخل النظام في فرض منطقها، وربما أكثـر مما كان في الماضي، وهو ما يعني أن النظام بقى نفسه رغم كل ما جرى ورافق التعديل الدستوري.
وحتى وإن ظهر للعيان أن صلاحيات أعيد توزيعها بعد عمليات عض الأصابع بين مؤسسة الرئاسة والجيش ولواحقهما، إلا أن صنع القرار في الدولة لم يتغير عما كان عليه في السابق وما الإعلان عن نفس الحكومة بعد أيام وأيام من مفاوضات الظل سوى الجزء البارز من جبل  »السيستام » الذي يرفض أن يغير أو يتغير. والنتيجة في الميدان أن الآلة العملاقة لإنتاج القرار في الجزائر ما زالت تسير بنفس سرعتها البطيئة والتكفل بقضايا المواطنين لا تختصر مسافتها سوى الاحتجاجات وقطع الطرقات وحرق المقرات، لأن وضوح وتحديد المسؤوليات التي من المفروض أن يحملها الدستور المعدل، هي أبعد مما كانت عليه في السابق بعدما جردت المؤسسات الدستورية والمنتخبة من كل قدرة على التدخل في الوقت المناسب وبالثقل المطلوب.

جامعيون امتهنوا بيع السجائر على قارعة الطريق .الخبر

Samedi 16 mai 2009
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جامعيون امتهنوا بيع السجائر على قارعة الطريق
جامعيون امتهنوا بيع السجائر على قارعة الطريق .الخبر dans Actualité algérienne img-ombre-haut-droit
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يعيش المئات من خريجي الجامعات بمنطقة بوسعادة وضعا سيئا أدى ببعضهم الى استغلال طاولات السجائر عبر مختلف  الساحات العمومية ، وفضّل البعض الاختفاء وراء  تجارة  »الشنطة » و »الطرباندو » من أجل توفير مصروف  الجيب، خيار فرض على الشباب في ظل التهميش الذي يلاقيه أصحاب الشهادات.
يعيش أغلب المقاولين وبعضهم أميين بالمقابل ثراء فاحشا جعلهم أصحاب نفوذ وحضوة لدى المسؤولين المحليين بما يقدّمونه من  »إكراميات وهدايا بالملايين ».
أجمعت تصريحات المصادر الرسمية في ولاية المسيلة على أن نسبة البطالة انخفضت من 36 بالمائة سنة 1999 إلى 14 بالمائة هذه السنة، وهو ما يعتبره الشارع المسيلي  »لغة الخشب » الذي يستعمله المسؤولون من أجل التنصل من مسؤولياتهم. يقول مهندس  في الهندسة المدنية بطال أن  »هذه التصريحات هدفها ضمان البقاء في الكراسي ولو على حساب معاناة شباب الجزائر » واعتبر محمود وهو يحمل ليسانس علوم تسيير وينتظر حظه في عقود ما قبل التشغيل منذ 3 سنوات أن المناصب التي يتشدق بها المسؤولون في كل مناسبة  »كذب على الذقون وأن الحقيقة ظاهرة في الشوارع والمقاهي وفي طوابير الشبكة الاجتماعية وتشغيل الشباب ».
علما أن آلاف من الطلبات على الشبكة الاجتماعية وتشغيل الشباب مكدّسة على مستوى مصالح الشؤون الاجتماعية بالبلديات. وحتى هذه القشة التي يتعلق بها  »الزوالية » تخضع لمضاربة من نوع خاص ولا يستفيد منها إلا المعارف وبالوساطة في أكثر الأحوال.
وقد روى لنا مصطفى وهو متزوج وبطال يعمل أجير يوميا عند أحد المقاولين أنه لجأ إلى البلدية لاستخراج وثائق الشبكة الاجتماعية فقوبل طلبه بالرفض، على أساس أن والده مستفيد من منحة الشيخوخة وقدرها 1000 دينار، إلا أن رئيس المصلحة اقترح عليه حلا عبقريا، وهو أن يلغي استفادة والده من الشيخوخة ويسجل نفسه ليستلم شهريا 3000 دينار  بدل 1000 دينار التي يتقاضاه والده ويقتطع 1000 دينار لوالده ويتبقى له    2000 دينار وبذلك يضرب عصفورين بحجر واحد. هذه حقيقة سردها صاحبها وهو أب لـ3 أطفال بدهشة واستغراب. ألم يقولوا أن الجزائر بلد وكل شيء ممكن.
ولم يخف الشاب عادل وهو أب لولدين وخريج جامعة المسيلة منذ خمس سنوات، لم يستطع الحصول على عمل في أي مؤسسة، وكل المسابقات التي شارك فيها تُعرف نتائجها حتى قبل إجرائها، ولذلك يئس من وضعه، وهو يبحث عن وساطة، كما أكد لنا، ليقدم له  »ثمن المنصب » يقصد رشوة من أجل أي منصب حتى ولو كان المنصب حارسا ليليا. 
هذا الوضع أصبح يؤثر على الحياة الإجتماعية،  إذ اضطر صالح وهو حامل شهادة ليسانس في الاقتصاد منذ 4 سنوات إلى فسخ خطبته التي لم تدم سوى 6 أشهر بعد أن اتضح له أنه من المستحيل الحصول على منصب عمل، ولو حتى في عقود ما قبل التشغيل.
من جانب آخر وظّفت مديرية بولاية المسيلة وعلى مدار السنوات الثلاث الماضية 32 مهندسا لم يقبل ولا ملف واحد لمترشح من المنطقة الجنوبية وتضم 23 بلدية.
ونظرا لصعوبة الوضع، فقد لجأ بعض الأطفال  إلى البحث عن لقمة العيش في قمامات ومزابل المدن لعلها تسد رمق عائلات تنتظر  »الكسرة » ولا يراها أحد أو يتجاهل وجودها من يريدون أن يقنعوا أنفسهم قبل مواطنيهم أن المسيلة ولدت في 1999 وتحولت إلي سويسرا الجزائر في .2009 ويعتقد بعض الجامعيين الذين اقتنوا بمجهودهم الخاص وبالاستدانة محلا لمعالجة النصوص وبيع معدات الإعلام الآلي، أن مجرد بقائهم في هذه الوضعية يعتبر هزيمة لهم ولأحلامهم التي رافقتهم في أروقة الجامعة لسنوات. لكن ما يزيد من اعتصار قلوبهم، حسبهم، وجود أميين ومقاولين أثرياء ثراء فاحشا، يتطاولون في البنيان ويحظون برفقة المسؤولين وتقضى حوائجهم بمكالمات هاتفية ولم يعرفوا حتى شكل الجامعة، أمور جعلت أحدهم يفكر في الحرفة.  »الموت في البحر خير من الموت بالقنطة » ولم يتردد المختار من أن يلصق صورة لشهادته في إدارة الأعمال على طاولة السجائر التي يملكها بجانب إحدى المقاهي، بقرض من أحد الأقرباء وليس من  »الانساج أو الكناك .. » ولا ينسى كلام أحد المقاولين الأميين الذي طلب منه علبة مارلبورو أصلية وقدمها لمسؤول محلي بجانبه، ثم خاطبه بسخرية   »اتجي تخدم عندي إذا كنت ليسانسي بـ 2 ملاين ». لم يجد المختار من كلام يرد به على هذا الأمي غير  »ربي خير » وصادف وجودنا في إحدى بلديات الولاية وجود معوق في 22 سنة من العمر يدعى  »قبي » معوق بنسبة 80 بالمائة استفاد شقيقه المعوق من المنحة الجزافية للتضامن 1000دينار، ورفض طلبه حسب اللوائح وقوانين ولد عباس، لأن أحد أفراد عائلته مستفيد، يقول أحد موظفي البلدية. ويوجد ببلدية كبلدية جبل امساعد وحدها أكثر من 300 جامعي دون عمل.
وتبقى الأرقام تصدم المتتبعين للوضع المزري الذي يعيشه الشباب في ظل محاولة المصادر التي تصف نفسها بالرسمية، إخفاء الشمس بالغربال وتقديم أرقام أقل ما يقال عنها أنها  »لا تقنع حتى أصحابها » بدليل واقع الحال الذي يعيشه الشباب في معاناة لا تنتهي من أجل البحث عن منصب عمل لن يأتي، ولكنه محسوب في أجندة السادة المسؤولين.

caricature de jour

Samedi 16 mai 2009

Il y a bien eu des provovations policières

Algérie-ONU : L’Institution nationale des droits de l’homme (CNCPPDH) sur la sellette

Samedi 16 mai 2009

 

L’institution nationale des droits de l’homme algérienne est sur le point de perdre son accréditation par le Comité international de coordination des institutions nationales (CCI). Cette accréditation est d’une grande importance car elle permet d’agir à divers niveaux de l’ONU.

La Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH) a présenté en avril 2000 sa première demande d’accréditation en tant qu’institution nationale des droits de l’homme (INDH) par le Comité international de coordination des institutions nationales (CCI) alors même qu’elle n’avait pas encore à ce moment d’existence légale puisque le texte de création a été promulgué en mars 2001.

L’accréditation par le CCI n’est octroyée qu’après examen du respect par les INDH des «  Principes de Paris » qui déterminent le cadre de leur action. Parmi ces règles il est préconisé que l’institution nationale doit être fondée sur un texte constitutionnel ou légal et non par un acte du pouvoir exécutif comme c’est le cas en Algérie. [1] Un autre Principe institué est celui de la nécessaire interaction « avec le système international des droits de l’homme, et en particulier dans le Conseil des droits de l’homme et ses mécanismes (mandataires des Procédures spéciales) et avec les organes de Traités. » [2]

S’ajoute à cela d’une part l’obligation de rendre publiques par le biais des médias des avis et recommandations de l’INDH et d’autre part le développement de rapports avec les organisations non gouvernementales.

Cette accréditation est d’une grande importance pour les institutions nationales des droits de l’homme car elle leur permet d’agir à divers niveaux de l’ONU: Elles peuvent « participer aux sessions du Conseil des droits de l’homme et entrer en relation avec ses divers mécanismes » ; participer « aux travaux du Conseil des droits de l’homme et prendre la parole devant lui sur tous les points de l’ordre du jour en qualité d’entités indépendantes » ; « jouer un rôle essentiel à toutes les phases de l’Examen périodique universel, depuis la présentation de documents jusqu’au suivi des recommandations en passant par la participation à l’Examen ; « soumettre des déclarations écrites, diffuser une documentation portant la cote que les Nations Unies leur ont assignée ». [3] Elles peuvent aussi agir de manière conséquente auprès des organes conventionnels et les procédures spéciales de l’ONU.

La Commission nationale algérienne a finalement obtenu cette accréditation avec le statut « A » en 2003 après que les réserves émises par le CCI quant à l’absence de rapport annuel et aux prérogatives des représentants du gouvernement au sein de la Commission aient été levées. Le statut « A » octroie le droit de vote auprès du CIC et le droit de participation au Conseil des droits de l’homme.

Cinq ans plus tard, en janvier 2008, conformément au règlement, la Commission nationale algérienne a réitéré sa demande de ré-accréditation. Le Sous-Comité d’accréditation du CCI lui a fait part au mois d’avril 2008 de son intention de la déclasser et de la rétrograder avec le statut « B » pour non-conformité avec les « Principes de Paris ». Dans le délai d’un an – tout en conservant momentanément son statut « A » – la Commission devait remédier aux lacunes suivantes : elle n’a pas fourni de rapport annuel mais seulement une compilation de ses activités de 2002 à 2004, elle n’est pas régie par un texte constitutionnel ou légal ; le processus de nomination de ses membres manque de transparence et finalement, la coopération avec les organes des droits de l’homme de l’ONU est insuffisante.

Alkarama transmet au Sous-Comité d’accréditation ses observations

Alkarama a pour sa part présenté le 5 février 2009 au Sous-Comité d’accréditation du CCI ses observations sur la nature et l’action de la CNCPPDH en développant notamment les points suivants :

1. En raison de sa création par un acte du pouvoir exécutif , la CNCPPDH ne peut fonctionner d’une manière pérenne et indépendante, en conformité avec les Principes de Paris.

2. C’est par Décret présidentiel que le président et les membres de la Commission sont désignés pour un mandat d’une durée de quatre (04) années renouvelables. Le Décret 01-299 du 10 octobre 2001 porte sur la désignation du Président de la CNCPPDH ainsi que des autres membres en fonction de leur appartenance institutionnelle (publique, syndicale, associative etc.). Leur attribution au sein de la Commission n’est cependant pas précisée. Le deuxième mandat de la Commission a également été promulgué dans les mêmes formes par le pouvoir exécutif par Décret présidentiel n ° 06-444 du 10 décembre 2006.

La démarche adoptée pour procéder à la nomination de candidats-membres de la Commission n’est ni publique ni transparente. La procédure de sélection n’est pas connue et aucune publicité pour les postes vacants à pourvoir n’a été faite.

Il est à noter que durant l’intervalle entre la fin du premier mandat, le 9 octobre 2005, et le début du second, le 10 décembre 2006, soit pendant 14 mois, la CNCPPDH, qui continuait à fonctionner en pratique, n’avait  aucune existence légale ; elle continuait paradoxalement à bénéficier d’une accréditation pour le CCI !

3. Dans la pratique, il est à noter que la CNCPPDH collabore de manière très insuffisante avec le système international de protection des droits de l’homme . Elle ne fournit pas de documentation propre et ne contribue pas, de manière autonome, au processus d’examen des rapports périodiques de l’Algérie par les Comités des droits de l’homme (2007) et contre la torture (2008). Elle n’a notamment jamais publié leurs Observations et n’assure aucun suivi des Recommandations des Organes de Traités au niveau national.

Le Président de la Commission nationale, Me Farouk Ksentini, ne laisse cependant échapper aucune occasion pour discréditer le travail des institutions onusiennes, considérant par exemple les informations présentées par le Comité des droits de l’homme d’« affabulations à haut débit et qui relèvent de la bouffonnerie». [4] Pire, il a constamment chercher à décrédibiliser ces institutions, composées, rappelons le, d’experts indépendants ; Abordant notamment les positions de l’ONU, au moment des grands massacres durant les années 90, Me Ksentini a soutenu que ce Comité «avait dans le passé pris fait et cause pour le terrorisme contre l’Algérie». [5]

La CNCPPDH ne recommande pas non plus au gouvernement, comme cela devrait être son rôle, la visite des Rapporteurs spéciaux sur la torture et les exécutions sommaires qui depuis plus d’une décennie demandent vainement à visiter l’Algérie. Sur cette question, Me Ksentini déclare : « Comment peuvent-ils nous demander le moment où nous permettrons aux délégués de la commission onusienne de visiter l’Algérie ? L’Algérie n’est pas un gourbi, où quiconque peut venir à n’importe quel moment ». [6]

4. La CNCPPDH n’est perçue publiquement qu’à travers les déclarations de son porte-parole Me Farouk Ksentini. Elle ne dispose pas de moyen de diffusion propre si ce n’est son site Internet rudimentaire, mis en place en 2007. Elle ne publie pas de communiqués ou de déclarations écrites et ne publie pas d’études relevant de son champ de compétence.

La Commission devrait pourtant, selon ses statuts, rendre public annuellement un rapport ; elle n’en a pas présenté un seul en sept années d’activité.

5. La Commission n’entretient pas de relations avec les ONGs indépendantes et représentatives de défense de droits de l’homme en Algérie. Ni échanges, ni rencontres, ni séminaires ne sont organisés par ses soins.

6. Aucune des Recommandations du Comité des droits de l’homme sur le drame des disparitions forcées n’a été prise en compte ou vulgarisée par la Commission. « L’instrument ad hoc » sur les disparitions, présidé par M. Farouk Ksentini, n’a toujours pas rendu public son rapport remis au Président de la République le 31 mars 2005. Aucune liste de noms de disparus n’a été publiée comme cela a été officiellement demandé à l’Algérie.

7. Le Président de la Commission, Me Ksentini, plaide pour une amnistie générale et n’évoque jamais le fait que la promulgation d’une loi d’amnistie relative à des crimes considérés par le Droit international comme des crimes contre l’humanité constitue une violation de principes fondamentaux formulés par les Traités auxquels l’Algérie est partie.

La CNCPPDH est perçue en Algérie comme une institution étatique

Le Sous-Comité d’accréditation a repris d’importantes observations faites par Alkarama dans la note qu’il a transmise au CCI . [7] Il semblerait qu’en raison des remarques formulées par le Sous-Comité des changements soient prévus. D’après la presse algérienne [8] une nouvelle loi devrait modifier le statut légal de la Commission. Le président de cette institution devrait alors être élu à l’instar des autres membres qui, pour le moment, sont tous désignés par la Présidence de la République.

Le processus annoncé par la presse algérienne prévoit l’adoption d’une nouvelle loi par le Parlement et sa publication au Journal officiel. Quant à la participation de la société civile, concernée en premier chef, il n’en a jamais été question. Ce processus qui reste opaque concernant notamment les modalités de candidature, peut-il être bouclé avant la fin du mois de mai, date à laquelle est attendue une décision de la CCI ?

Il est à craindre que cette loi, prise dans l’urgence ne le soit que dans le but de souscrire aux recommandations formulées, et, si elle devait être promulguée, ne serve qu’à légaliser une situation de fait. Le CCI pourrait-il envisager de renouveler l’accréditation de la CNCPPDH alors les principes les plus fondamentaux régissant les institutions nationales ne sont pas respectés ? Il s’agirait alors incontestablement d’un dangereux précèdent qui risquerait de discréditer le système international de protection des droits de l’homme.

Il est par conséquent peu probable que le Comité international de coordination des institutions nationales (CCI) prenne le risque de maintenir le statut de la CNCPPDH perçue par l’opinion publique algérienne en général et par la société civile en particulier comme une institution purement étatique plus préoccupée à faire accréditer les thèses officielles qu’à représenter les intérêts des algériens en matière de droits humains.

Il est d’ailleurs significatif que les manifestations – interdites et réprimées – de contestation des citoyens contre la politique du gouvernement sur des questions liées aux droits de l’homme, comme les manifestations de mères de disparus, se déroulent chaque semaine à Alger devant le siège de la CNCPPDH qui symbolise l’Etat aux yeux des victimes et de la population. (algeria-watch)

Karim Tabbou fustige les députés : « Les parlementaires ne pensent qu’à leurs avantages »(ELWATAN)

Samedi 16 mai 2009

Encore une fois, le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, n’a pas mâché ses mots pour fustiger les députés. « Comment voulez-vous que notre pays retrouve sa sérénité au moment où les salaires de dix députés, en une année, dépassent le budget alloué à une commune en Kabylie.

C’est inadmissible dans la mesure où les intérêts des citoyens ne sont jamais discutés de manière objective au niveau de l’Assemblée nationale. Les parlementaires ne pensent qu’à leurs avantages. L’augmentation des salaires des députés est une insulte envers les couches défavorisées, à l’exemple des universitaires sans emploi, des handicapés et ceux qui touchent 3000 DA dans le cadre de l’emploi de jeunes », a martelé le numéro deux de la formation de Hocine Aït Ahmed, jeudi, lors d’une conférence qu’il a animée à la maison de jeunes d’Aït Aïssa Mimoun, daïra de Ouaguenoun, dans la wilaya de Tizi Ouzou. Pour lui, tout se fait à l’avance et dans le sens d’avoir un parlement sur mesure car, estime-t-il, le pouvoir doit « donner l’image d’un pays où les élections se déroulent dans la transparence. C’est pour cela que le quota de chaque parti est négocié d’avance. Sinon, comment peut-on expliquer que Louisa Hanoune a eu dix sièges à Alger lors des législatives de 2007, alors que quelques mois plus tard, elle n’a eu aucune APC dans la capitale. C’est là, entre autres, la preuve tangible de ce que je viens de dire », a-t-il laissé entendre. Le porte-parole du FFS a aussi signifié que son parti n’est pas prêt à une alliance politique avec le RCD. « On ne peut pas faire alliance avec ceux qui prennent 30 millions par mois sur le dos des pauvres citoyens », a-t-il déclaré à ce sujet. Dans son discours, le premier secrétaire du vieux parti de l’opposition est revenu également sur l’élection présidentielle du 9 avril dernier. « Le pouvoir a fait un coup de force avec une fraude à l’échelle industrielle dans un pays où le chef de l’Etat se fait représenter par des repris de justice et des voyous. Les affaires de l’Etat sont sous-traitées avec la mafia locale. Le pouvoir n’a pas besoin de travailler avec la population. Il a adopté une stratégie ‘‘sauvage’’ pour assurer sa pérennité. D’ailleurs, l’Algérie n’a pas de vision économique. Elle risque de voir son argent partir sans rien faire », a-t-il fait remarquer. Enfin, sur la situation d’instabilité que connaît, depuis plusieurs mois, l’APC d’Aït Aïssa Mimoun, le numéro deux du FFS accuse, sans ambages, le chef de daïra de Ouaguenoun d’avoir manipulé les élus FLN, RCD et celui du RND pour déstabiliser le maire et demander sa destitution. « Les maires FFS ne cessent de subir les pressions du chef de daïra de Ouaguenoun parce qu’ils ont refusé d’aller chez Bouteflika », a-t-il souligné.

Abdelaziz Belkhadem répond à Louisa Hanoune (ELWATAN)

Jeudi 14 mai 2009

Les responsables du FLN s’opposent toujours à l’idée de la dissolution du Parlement. Ils ne ratent aucune occasion pour tirer sur la patronne du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune. Après le président de l’APN, Abdelaziz Ziari, c’est au tour du secrétaire général du FLN, Abdelaziz Belkhadem, de monter au créneau pour défendre l’intérêt de son parti.

« On ne se réveille pas après deux ans », répond-il à une question des journalistes concernant la position du FLN par rapport à la dissolution du Parlement. La réponse de Abdelaziz Belkhadem s’adresse directement à Louisa Hanoune, dont le parti siège dans la même assemblée depuis 2007. « Le parlement fonctionne depuis deux ans », déclare-t-il encore lors d’une conférence de presse animée à l’issue de la réunion des partis de l’Alliance présidentielle (FLN, RND et MSP), tenue hier à Alger. Poursuivant, le secrétaire général du FLN expose les raisons qui font que son parti rejette l’idée de la dissolution du Parlement. Le FLN, parti majoritaire à l’APN, ne veut pas se suicider. « Nous nous opposons à l’idée pour trois raisons : la première est que l’Etat algérien n’est pas né aujourd’hui pour aller à une assemblée constituante. La seconde est que nous sommes majoritaires à l’APN et nous n’allons pas nous donner, nous- mêmes, la mort. La dernière est qu’il n’y a aucune crise politique qui nécessiterait la dissolution du Parlement », estime-t-il.

Abdelaziz Belkhadem est revenu, sans qu’on lui pose la question, sur les rumeurs « selon lesquelles le président Bouteflika lui aurait demandé de choisir entre le gouvernement et la direction de son parti ». « C’est faux ! Le président n’a jamais demandé à Ouyahia et à moi de choisir de rester au gouvernement ou de le quitter pour nous consacrer à nos partis respectifs », dit-il. Les partis de l’Alliance présidentielle veulent, par ailleurs, coordonner leurs positions pour faire adopter, la semaine prochaine, le plan d’action du gouvernement au niveau de l’APN. La question a été survolée lors de la réunion d’hier, mais les responsables des trois formations politiques se sont déjà mis d’accord sur le principe. Le FLN, selon Abdelaziz Belkhadem, votera pour le plan d’action du gouvernement de Ahmed Ouyahia. « J’ai envoyé une lettre manuscrite aux députés du parti, dont laquelle je leur ai donné l’instruction de voter pour le plan », affirme-t-il, en précisant qu’il les réunirait, lundi prochain, pour leur donner des instructions supplémentaires.

A une question de savoir si la crise interne que couve le MSP n’influera pas sur les activités de l’Alliance présidentielle, l’orateur estime que « non ». « Nous travaillons avec la légitimité (Bouguerra Soltani ndlr). Mais même l’autre clan est pour le maintien de l’Alliance présidentielle », soutient-il, en se gardant de s’ingérer dans les affaires internes au MSP. La réunion de l’Alliance présidentielle, élargie aux organisations affiliées aux trois partis, était une occasion pour les présents de s’auto-féliciter « de la réussite de leur action menée durant la campagne présidentielle qui a abouti à la reconduction de leur candidat à la tête de l’Etat ».

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