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Kamel Fekhar exige la levée du contrôle judiciaire(ELWATAN)

Le docteur Kamel Eddine Fekhar, militant des droits de l’homme et membre de la direction du Front des forces socialistes, a décidé de faire appel suite à la décision du juge d’instruction de le soumettre au contrôle judiciaire.

Arrêté lundi dernier puis relâché après 24 heures de garde à vue et après sa présentation devant le juge d’instruction, le docteur Fekhar se dit victime « du mauvais scénario d’un film dont le principal acteur est un toxicomane traînant un casier judiciaire bien rempli et un dossier psychiatrique qui ne donne pas cher de sa santé mentale. Un scénario monté pour donner peur aux militants du parti ».

Contacté par El Watan, le militant des droits de l’homme s’est élevé contre la méthode avec laquelle les policiers en civil ont procédé à son arrestation : « On m’a interpellé comme un vulgaire criminel. Cela confirme ‘le caractère policier’ de cet Etat qui semble ne pas vouloir se départir des pratiques des pays du tiers monde. » Kamel Eddine Fekhar a, pour rappel, été accusé d’avoir incité une personne à incendier un fourgon de police en février dernier. Mais, coup de théâtre, devant le juge d’instruction, le fameux témoin a lancé au juge, après avoir regardé Fekhar : « Je ne le connais pas. » « J’estimais qu’après une telle affirmation, le juge devait prononcer la relaxe », souligne Fekhar. « Je suis toujours prisonnier puisque je ne peux pas me déplacer, alors que j’ignore ce qui entoure cette histoire de fourgon brûlé. D’ailleurs, le témoin lui-même qui devait m’accabler l’atteste en affirmant ne pas me connaître », indique M. Fekhar, qui ne comprend pas la décision du juge de le considérer comme une partie dans cette affaire. « Je demande qu’on me libère réellement », a-t-il dit.

Trois autres militants du FFS sont encore entre les mains de la police. « On les accuse de commanditer les évènements de Berriane. Mais que veut dire commanditer ? Quels sont les faits retenus contre eux ? Qu’on nous dise clairement ce qu’ils ont commis. J’estime qu’après avoir laissé pourrir la situation à Berriane, ce n’est pas de cette manière-là que les choses s’arrangeront », note le responsable du FFS, qui crie sa colère : « Trop, c’est trop. Les Mozabites ne peuvent plus accepter d’être traités comme des sujets. » Le militant des droits de l’homme estime qu’il y a « une volonté de punir la région de Ghardaïa pour avoir fait un travail de lutte pacifique pour les droits. On veut créer la psychose du politique dans la région, mais nous répondons que nous sommes des citoyens algériens comme les autres, qui ont le droit d’activer politiquement, dans le respect de la loi », a-t-il souligné. Et d’ajouter : « Si à Berriane, on a choisi de monter les communautés arabe et mozabite l’une contre l’autre, à Ghardaïa on procède à l’étêtement du mouvement pour les droits. J’estime que c’est là un procédé raciste et haineux. » Le docteur Fekhar ajoute : « Si Ould Kablia veut nier notre droit à une complète citoyenneté, nous continuerons à le revendiquer de manière pacifique. »

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