Comment Achour Abderrahmane a dilapidé l’argent de la BNA ?

achourabderahmane.jpgLe procédé utilisé pour subtiliser 21 milliards de dinars de la Banque nationale d’Algérie (BNA) consiste en la création légale d’au moins 9 entreprises fictives, gravitant autour d’une société principale, National A+ qui, elle, existe sur le terrain. La deuxième étape consiste en l’ouverture de 12 comptes: 9 à Cherchell, 2 à Koléa et 1 de National A+ à Bouzaréah. Puis vient la troisième étape durant laquelle interviennent les dépôts de chèques au nom de National A+ pour encaissement au profit des différentes sociétés fictives gérées par Achour par procuration. La quatrième étape consiste à laisser en suspens entre les agences toutes les écritures dans le but de laisser les opérations sans suite et assurer à Achour l’encaissement des chèques alors que les comptes ne sont pas approvisionnés. De Bouzaréah, les chèques sont transférés d’un compte à un autre d’une agence à une autre, jusqu’à ce qu’ils arrivent à Koléa où dans 80% des cas, ils sont encaissés et sortis dans des cabas, pour ne pas dire des camions, parce qu’il s’agit d’importantes sommes. Dans chacune des étapes, les accusés ont un rôle bien déterminé à jouer pour mener à bien ce procédé diabolique digne de la maffia italienne.

L’organisation est structurée autour de 14 membres, dont la tête pensante ou le commanditaire est Achour Abderrahmane, secondé par un lieutenant, Ainouche Rabah, des proches, Settouf Djamel et Settouf Baghdad et avec comme homme de confiance et de mission Mustapha Moaci. Achour n’aurait pris un sou de la banque si les directeurs des agences, ces employés chargés de veiller à la protection des deniers publics, ne l’avaient pas aidé par leur complicité et si les cadres dirigeants comme le PDG, l’inspecteur général ainsi que les commissaires aux comptes, n’avaient pas été négligents. Chacune des accusations d’association de malfaiteurs, d’escroquerie, de dilapidation de deniers publics, de négligence ayant occasionné la dilapidation de deniers publics et le faux en écritures bancaires ont été toutes décortiquées pour être justifiées et présentées comme irréfutables.  Synthèse d’El Watan

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