Archive pour juin 2009

Maître Bouchachi: “L’extradition de Khalifa n’est pas pour demain”

Samedi 27 juin 2009

bouachachi.jpgSelon l’avocat et défenseur des droits de l’homme, maître Mostefa Bouchachi, si Khalifa est extradé «tout recommencera à zéro». «Il devrait y avoir un arrêt de la chambre d’accusation. Khalifa aura droit à un nouveau procès», nous explique-t-il. Me Bouchachi souligne que «A. Khalifa a le droit de faire appel devant une juridiction suprême». «Il ne pourra pas être extradé pendant cette période. L’extradition n’est pas pour demain», affirme encore l’avocat. El Watan

« Ne pas renier notre Histoire et concilier notre socle culturel avec les valeurs universelles »

Samedi 27 juin 2009

Je dois d’abord vous dire pourquoi je suis là. Je suis là parce que ma solidarité va automatiquement à toutes les luttes pour la liberté, pour les libertés. Et les Iraniens, le peuple iranien, ont besoin aujourd’hui de toute notre solidarité pour que sa voix ne soit pas étouffée. 

Mais au delà, je suis là parce que l’Iran a pour moi une résonance particulière. 

Il s’agit d’une lutte pour la liberté dans le cadre d’une société islamique. Or, quel que soit le poids très lourd des préjugés et des calculs politiques qui voudraient que cette liberté soit un concept exclusivement occidental, la liberté est bien une valeur UNIVERSELLE. 

J’insiste sur ce point. Car par delà les remous médiatiques, les spéculations nées de l’ignorance ou de calculs à caractère colonialiste, il ne faut surtout pas se méprendre. 

Ce qui se joue aujourd’hui en Iran, dans cette république islamique née d’une révolution religieuse contre la tyrannie, est un problème universel qui se pose à une société particulière à un moment particulier de son histoire. 

Aujourd’hui en Iran, une partie importante de la population, du clergé, et de l’establishment politique et religieux expriment un désir très fort de réforme et d’ouverture à l’intérieur du cadre de la révolution islamique. 

Vouloir réduire ce combat à une instrumentalisation à visée néo-colonialiste, néo-impérialiste ou néo- je-ne-sais-quoi est pire qu’un mensonge, pire qu’une imposture : c’est un déni de réalité. 

Nous avons l’habitude de ce déni, nous peuples « du sud ». 

Ce déni est le mode de gestion des régimes qui affirment tirer leur légitimité des peuples et les représenter, mais qui lancent leurs milices contre ces mêmes peuples dès que souffle le moindre vent de liberté. 

Certes nous vivons une époque bien curieuse. D’un côté, les colonialistes sont de retour et revendiquent sans vergogne « les bienfaits de la colonisation ». 

Face à eux, des pouvoirs corrompus et illégitimes font dans la surenchère nationaliste…tout en remettant au goût du jour les pires méthodes coloniales dans la conduite des affaires nationales. Cela leur permet de poursuivre des méthodes de gestion qui empêchent toute évolution et toute ouverture sur de nouvelles perspectives sociales, culturelles et politiques. 

La réalité de cette donne ne change rien aux questions que pose l’Iran aujourd’hui.

Et ces questions sont aux antipodes du simplisme et de la contre information que certains veulent nous servir. Il suffit pour s’en convaincre d’entendre les manifestants iraniens scander aujourd’hui « Allah o Akbar » ou « Mort aux dictateurs », les slogans de la révolution islamique de 1979 utilisés par leurs parents contre le Shah. 

En réalité, les questions posées par le formidable mouvement protestataire des peuples iraniens et la ré-émergence exemplaire et pacifique de ses aspirations démocratiques sont simples : 

Comment lutter contre la tyrannie ? Comment organiser la contestation d’un ordre étouffant sans quitter son propre socle culturel ? Sans renier son Histoire ? 

Le véritable enjeu est là. Et il se moque des manipulations, des « complicités » régionales et internationales, réelles ou supposées.

Je disais que l’Iran a pour moi une résonance particulière. 

C’est que je viens d’un pays, l’Algérie, dont la lutte pour l’indépendance, la révolution ont été motif de fierté universelle pour les hommes de ma génération. Mon pays a payé cher pour atteindre cet idéal qui est, et reste, l’indépendance et la souveraineté. Ce premier pas accompli, la longue marche vers la liberté, la justice et la démocratie n’a fait que commencer. Et cette longue marche n’a cessé d’être contrariée. 

Je viens de ce pays où un coup d’état a suivi l’autre, où les promesses de la révolution n’ont jamais été tenues, où les urnes servent ou à légitimer les tenants du pouvoir ou à être bourrées quand le peuple se lasse ou s’insurge contre des dirigeants iniques. 

Je viens d’un pays où la répression vient sauver ce que l’autoritarisme ne parvient plus à imposer. 

Vous comprendrez donc que tout cela éveille en moi une sensibilité particulière à la lutte pour la liberté des Iraniens. Vous comprendrez aussi que je n’ai aucun complexe à dire que s’être battu une fois pour la liberté n’est pas une garantie d’infaillibilité. Et encore moins une garantie d’impunité. 

Aujourd’hui, nous devons être réaliste face à la situation qui prévaut à Téhéran. 

N’oublions pas le précédent algérien d’octobre 1988 où des centaines de milliers de jeunes, exclus et désespérés, avaient déferlé dans les rues de mon pays en scandant : « Nous sommes des hommes, nous sommes des hommes ». 

On pourrait s’étonner que ce formidable coup de semonce n’ait pas été fatal au système militaro-policier algérien, surtout au moment où se profilait l’effondrement du système totalitaire soviétique. Il n’en a rien été. La répression est venue écraser la révolte d’une jeunesse à laquelle le régime refusait à la fois des conditions d’existence dignes et les moyens pacifiques de les revendiquer. 

Comparaison, dit-on, n’est pas raison : Alger n’est pas Téhéran et Téhéran n’est pas Alger. 

Mais le quasi-coup d’Etat qu’a constitué une fraude électorale massive en Iran montre que la faction la plus radicale entend désormais exclure du jeu politique les tendances un peu plus « ouvertes » du régime. Et que, paniquée, elle ne veut plus de ces scrutins qui peuvent, malgré tout, constituer une brèche dans le système comme le fut l’élection d’un président « réformateur » Mohammad Khatami. 

Aujourd’hui, les « gardiens de la révolution » et le Guide sifflent la fin de la récréation, la presse étrangère est priée d’aller voir ailleurs, les arrestations se multiplient, les tirs à balles réelles remplacent les tirs de sommation et commencent à tuer. Certes, tout n’est pas joué. Certes, les Iraniens continuaient aujourd’hui même à réclamer leurs droits en défiant les matraques des bassidj. Mais tout indique que la rue, peu à peu, risque de se vider et que la normalisation pourra se faire à huis clos. 

Comment dès lors anticiper et empêcher une répression qui s’annonce implacable ?

Texte de l’intervention de Hocine Ait Ahmed à la réunion d’information et de soutien au peuple iranien, le 24 juin 2009 à Paris.

C’est aux Iraniens de nous dire ce qu’ils attendent de nous. Mais d’ores et déjà, nous leur devons une chose face à l’impuissance des institutions internationales de droits de l’Homme et à l’absence de recours auprès d’une réelle communauté morale universelle. 

Nous leur devons de ne pas nous laisser entraîner dans de sombres querelles idéologiques.

Nous avons l’habitude de ces « repentis » exhibés à la télévision pour servir une chanson usée d’avoir trop servi : celle de « la main de l’étranger ». Il nous faut donc refuser avec force cet amalgame mortifère qui tente de délégitimer un mouvement en faveur des libertés et contre la tyrannie en l’assimilant à je ne sais quelle déviance occidentale. Ne nous laissons pas culpabiliser par des rodomontades nationalistes qui sont l’arme favorite de tous les totalitarismes. 

Car, et j’emprunte une expression de mon ami iranien Ahmad Salamatian, ce sont aujourd’hui les képis et les armes qui pointent sous les turbans. Et ils visent à étouffer dans l’œuf une formidable aspiration à la liberté. 

La contestation iranienne ressemble fort à une deuxième révolution non violente et porteuse de messages positifs au sein d’un tiers monde trahi par ses libérateurs-oppresseurs. 

Je le redis avec force. Nous devons, nous, peuples du sud, donner à cette quête de liberté les contours qui nous permettent de ne pas renier notre Histoire et de concilier notre socle culturel avec les valeurs universelles. 

C’est là notre vrai défi. Et c’est aussi ce qui se joue à Téhéran.

Hocine Aït-Ahmed: «Le peuple iranien a besoin de notre solidarité» (ffs1963)

Samedi 27 juin 2009

Une rencontre de soutien au peuple iranien a été organisée, hier, par l’association du manifeste des libertés à la bellevilloise dans le 20ème arrondissement de Paris. Plusieurs personnalités iraniennes se sont relayé le micro pour dénoncer la répression sauvage qui s’abat sur leurs concitoyens dans les rues de Téhéran. Elles ont su, dans un parfait élan de solidarité, dépasser leurs divergences politiques et assumer ainsi la pluralité du peuple iranien face à un totalitarisme religieux qui a tout fait pour la nier.   

«Le totalitarisme prend fin quand les gens ne supportent plus de vivre dans le mensonge et cette fraude électorale était le grand mensonge, un mensonge qui symbolisait la nature mensongère de l’Etat… le mensonge de trop !», disait Chahla Chafiq, sociologue et exilée politique iranienne, pour qui l’islamisme est le véritable mal de l’Iran. Elle a fait un véritable plaidoyer en faveur de la lutte des femmes en Iran «elles sont au centre des manifestations», poursuit-elle. Elles ne veulent plus être des «demi-hommes»; l’ombre de la jeune NEDA qui a été assassinée pendant les dernières manifestations planait sur la salle «Nous sommes tous des Neda.. », martelait la sociologue. Cette dernière invite la communauté internationale à ne pas reconnaître le régime iranien. 

L’intellectuel Ahmed Salamatian, ancien secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères, rappelle à l’assistance qu’en 1953, à la faveur des intérêts pétroliers, fut déposé l’un des gouvernements les plus démocratiques du monde, exemple de tolérance et de progrès, le gouvernement de Mossadeg, avec la complicité des puissances occidentales. «Il y a 30 ans, c’était la passion religieuse qui a balayé le Chah, ce qui est fantastique en ce mouvement actuel, tout le monde croyait que c’était perdu, la liberté et le combat pour la démocratie…d’un seul coup, les Iraniens surprennent le monde ; c’est par la passion de la liberté, le respect du suffrage universel qu’ils se  mobilisent»,  disait l’ancien député iranien et de poursuivre «la différence entre Neda et les martyrs de la révolution iranienne est énorme…le symbole de la jeune fille qui est tuée et que c’est son professeur de musique qui la prend dans ses bras, dans les rues de Téhéran où il y a trente ans on voulait interdire la musique…quel miracle que cela représente ! ».   

La parole est donnée ensuite à M. Hocine Aït-Ahmed, dirigeant historique de la révolution algérienne et symbole de la lutte pour les libertés et la démocratie, fervent défenseur des droits de l’homme : «… Je suis là parce que ma solidarité va automatiquement à toutes les luttes pour la liberté, pour les libertés; le peuple iranien a  besoin de notre solidarité pour que sa voix ne soit pas étouffée mais au-delà, je suis là parce que l’Iran a pour moi une résonance particulière; il s’agit d’une lutte pour la liberté dans le cadre d’une société islamique, or quel que soit le poids très lourd des préjugés et des calculs politiques qui voudraient que cette liberté soit un concept exclusivement occidental: la liberté est bien une valeur universelle M. Aït-Ahmed prévient ceux qui, au sein du régime des Mollahs, veulent réduire la protestation à une simple et banale manipulation de l’étranger: «…vouloir réduire ce combat à une instrumentalisation à visées néocolonialistes, néo-impérialistes ou néo-je-ne-sais-quoi est pire qu’un mensonge, pire qu’une imposture c’est un déni de réalité. Nous avons l’habitude de ce déni, nous, peuples du sud; ce déni est le mode de gestion des régimes qui affirment tirer leurs légitimités des peuples et les représenter et qui lancent leurs milices contre ces mêmes peuples dès que souffle le moindre vent de liberté… ».

Son long discours est plusieurs fois interrompu par des applaudissements nourris de la salle tellement les présents savent qu’il vient d’un pays qui a érigé la fraude électorale et la terreur en mode de gestion politique.  «…Je viens de ce pays ou un coup d’état a suivi l’autre, où les promesses de la révolution n’ont jamais été tenues, où les urnes servent à légitimer les tenants du pouvoir et à être bourrées quand le peuple se lasse et s’insurge contre des dirigeants iniques. Je viens d’un pays où la répression vient sauver ce que l’autoritarisme ne parvient plus à imposer… ».

M. Aït-Ahmed rappelle la répression féroce qui s’est abattue sur la jeunesse algérienne en octobre 1988 et invite les Iraniens à être réalistes face à la situation qui prévaut à Téhéran.  «N’oublions pas le précédent algérien d’octobre 1988 où des centaines de milliers de jeunes exclus et désemparés avaient déferlé dans les rues de mon pays aux slogans (un moment d’émotion) nous sommes des hommes, nous sommes des hommes. On pouvait s’étonner que ce formidable coup de semence n’a pas été fatal au système militaro-policier algérien surtout au moment où se profilait l’effondrement  du système totalitaire soviétique ; il n’en a rien eu, la répression est venue écraser la révolte d’une jeunesse à laquelle le régime refusait à la fois des conditions d’existence dignes et les moyens pacifiques de les revendiquer…»

Il est vrai que la comparaison n’est pas raison et qu’Alger n’est pas Téhéran mais la volonté de réprimer dans le sang la jeunesse iranienne se fait de plus en plus sentir et c’est une répression à huis-clos qui s’organise dans les rues iraniennes puisque les médias nationaux ou étrangers n’ont plus le droit de couvrir les événements «…c’est aux Iraniens de nous dire ce qu’ils attendent de nous, et d’ores et déjà, nous leur devront une chose face à l’impuissance des institutions internationales des droits de l’homme et à l’absence de recours auprès d’une réelle communauté morale universelle, nous leur devons de ne pas nous laisser entraîner dans de sombres querelles idéologiques; nous avons l’habitude de ces repentis exhibés à la télévision pour servir une chanson usée à force d’avoir trop servi, celle de la main de l’étranger. Il nous faut refuser cet amalgame mortifère qui tend de dé-légitimer un mouvement en faveur des libertés et contre la tyrannie en l’assimilant à je ne sais quelle déviance occidentale. Ne nous laissons pas culpabiliser par des rodomontades nationalistes qui sont l’arme favorite de tous les fondamentalismes…Nous devons nous, peuples du sud donner à cette quête de liberté des contours qui nous permettent de ne pas renier notre histoire et concilier notre socle culturel avec les valeurs de l’universel ; c’est là notre vrai défi et c’est aussi ce qui se joue à Téhéran.. ». 

Il n’est pas sans rappeler que de nombreuses personnalités sont venues apporter leur soutien au peuple iranien, on pouvait voir les différents représentants des partis politiques de la gauche française à l’image du PS, PCF et les verts. Dominique Voynet s’est particulièrement illustré par une intervention virulente à l’encontre du régime des Mollahs et assure le peuple iranien du soutien et de la solidarité de l’union européenne.  

Il faut que la solidarité internationale continue à se manifester à l’égard de la jeunesse iranienne, au-delà des personnes et des partis, la démocratie doit être le bien de tous les peuples. Il faut que les états occidentaux cessent de soutenir des régimes corrompus et tyranniques pour des intérêts bassement matériels. Ca y va de l’avenir de l’humanité ! 

Amizour: Pétition contre l’extraction «abusive» du tout-venant

Jeudi 25 juin 2009

  Pétition contre l’extraction «abusive» du tout-venant

Les travaux d’extraction du tout-venant dans le lit de l’Oued Amizour ayant débuté il y a deux mois font peur aux riverains, notamment les habitants du quartier Tahamamt qui craignent les conséquences néfastes que peut engendrer cette opération qualifiée d’«abusive». «Cette extraction risque de causer des dommages irréparables aux berges et de donner lieu à des inondations catastrophiques en cas de crue de l’oued», écrivent les plaignants dans leur pétition adressée au wali de Béjaïa en date du 10 juin.

Ces riverains disent aussi que l’opération a déjà touché deux kilomètres linéaires causant des dégâts sur un terrain de jeu aménagé par l’APC, le gabionnage en bordure du CV 4 et la passerelle qui relie les deux rives au lieu dit Timdant. Il faut préciser que l’Oued traverse et coupe la ville d’Amizour en deux, ce qui rend ce centre urbain vulnérable aux inondations et d’éventuels débordements de l’oued par des crues en hiver. En 2006, l’APC avait tiré la sonnette d’alarme quant au danger et à la menace de l’Oued qui avait déjà ravagé une bonne partie des berges. Pour cela, un projet de canalisation de 3 km allant de part et d’autre du pont de la rivière saisonnière est inscrit.

Les dégradations du lit de l’Oued causées par des extractions excessives de tout-venant pourraient accélérer la décadence et mènera à rendre la menace réelle sur les quartiers voisins de la rivière. Le cri d’alarme des habitants de Tahamamt pourrait inciter les pouvoirs publics et les autorités locales au moins à faire appliquer la note du wali n’autorisant l’extraction du sable et du tout-venant qu’en dehors des zones  de moindre risque.La Dépêche de Kabylie

Photo de famille (ffs1963)

Mercredi 24 juin 2009

haa1.bmpPhoto prise à la fin de la journée d’études sur la guerre d’indépendance de l’Algérie, des années 1940 à juillet 1962, organisée par la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BIDC) de l’Université de Paris Ouest, le 20 mai 2009. 

caricature de jour

Mercredi 24 juin 2009

caricature de jour dans Actualité algérienne 3517

Hocine Aït-Ahmed à la réunion de soutien au peuple iranien, la démocratie et les libertés (ffs1963)

Mercredi 24 juin 2009

iranafpbehrouzmehri.jpgMonsieur Hocine Aït-Ahmed a répondu à l’invitation qui lui a été adressée pour participer à la réunion d’informations et de soutien au peuple iranien.  Mercredi 24 juin 2009, 20 heures, La Bellevilloise, Plateau FORUM 21, rue Boyer, 75 020 PARIS Metro Gambetta, ou Ménilmontant

Association du Manifeste des libertés

Soutien au peuple iranien pour la démocratie et les libertés

Depuis la proclamation des résultats falsifiés aux élections présidentielles, les Iraniens manifestent, quotidiennement et massivement, leur opposition au détournement de la démocratie et à l’imposition d’un candidat par la fraude. A cette grande protestation pacifique et courageuse, le régime du « guide » répond par la terreur, l’arrestation, le meurtre. Nous nous réunissons pour apporter notre soutien au peuple iranien dans sa lutte pour la démocratie et les libertés. Nous nous réunissons aussi pour défendre le droit et la paix pour l’ensemble de la région, tant il est évident que le sort des Iraniens nous concerne tous.

Nous donnerons la parole à des citoyens actifs et représentatifs de la société civile iranienne:
Marjane Satrapi, artiste dessinatrice
Chahla Chafiq, sociologue
Mohsen Makhmalbaf, réalisateur
Ahmad Salamatian, analyste politologue

Avec les témoignages de soutien de:
Hocine Aït-Ahmed, homme politique algérien
Fethi Benslama, professeur d’Université
Karim Lahidji, président de la Ligue de défense des droits de l’homme en Iran et vice-président de la FIDH
Pierre Tartakowsky, vice-président de la LDH

Des représentants respectifs du PS, des Verts et du PCF prendront la parole.

Avec le soutien du Centre culturel iranien Pouya

Pour réservation : manifeste@manifeste.org

Tonic emballage. Le tribunal de Blida prononce la mise en faillite(ELWATAN)

Mercredi 24 juin 2009

L’affaire Tonic Emballage arrive enfin à son dénouement après plusieurs années d’instruction, avec la décision de mise en faillite pour cessation de paiement prononcée le 14 juin par le tribunal de commerce de Blida, sur l’assignation d’un de ses créanciers, la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR).

C’est un juge-commissaire secondé par deux contrôleurs qui se chargeront, en application des articles 235 et 240 du code de commerce, de la poursuite de l’activité du complexe papier et emballage de Bou Ismaïl, en remplacement du séquestre judiciaire, dont la gestion très controversée dure depuis mars 2005.

La mise en faillite, ainsi prononcée, ouvre la voie à une nationalisation pure et simple du complexe devenant la propriété exclusive de la BADR qui est, il est bon de le rappeler, une banque à capitaux exclusivement publics.

Mais comme une récente disposition de la loi sur la monnaie et le crédit, promulguée dans le sillage de l’affaire Khalifa, interdit aux banques algériennes de détenir du capital dans une de leurs entreprises domiciliataires, tout porte à croire que le gouvernement procédera prochainement à une nouvelle répartition du capital de Tonic Emballage avec, probablement, l’éviction de la BADR et l’entrée de nouveaux actionnaires qui pourraient être des banques ou autres partenaires qu’ils soient de statut public ou privé.

C’est, selon toute vraisemblance, vers une privatisation sous forme d’ouverture de capital à d’autres acteurs économiques que l’on s’achemine.

Une action qui ne manquera évidemment pas de susciter les convoitises de nombreux opérateurs économiques et hommes d’affaires, aussi bien nationaux qu’étrangers, tant le complexe dispose d’atouts managériaux majeurs.

Il peut en effet à lui seul assurer l’autosuffisance du pays en papier et en emballage de qualité, voire même dégager d’importants excédents à l’exportation. Il a été conçu et réalisé selon les normes internationales en vigueur, ce qui est de nature à faciliter le placement de ses produits sur les marchés étrangers.

En phase d’exploitation optimale, il pourrait atteindre jusqu’à 15 milliards de dinars de chiffre d’affaires par an. A noter que les créances de la BADR sur Tonic Emballage, objet de la saisine du tribunal commercial de Blida, sont constituées d’environ 20 milliards de dinars, au titre des intérêts échus et de près de 60 milliards de dinars au titre du principal.

Des dettes garanties à 120% par les actifs de Tonic Emballage, selon les rapports des audits externes (KPMG, INPED), dont le tribunal de Blida n’a apparemment pas tenu compte en prenant option pour la faillite.

CARICATURE DE JOUR

Mardi 23 juin 2009

CARICATURE DE JOUR dans Actualité algérienne 3513

Amizour : Le don de 4 500 livres récupéré au port

Mardi 23 juin 2009

Le don de 4 500 livres offerts par la médiathèque intercommunale de Pézenas en France, est enfin débloqué au niveau du port de Béjaïa, avons-nous appris de l’exécutif communal d’Amizour.

Le lot a été récupéré au niveau du port dimanche dernier, en présence des représentants des secteurs concernés. « Nous remercions toutes les autorités qui se sont impliquées pour nous faciliter la tâche et récupérer ce don important de livres. Un terrain d’entente a été trouvé avec les services des douanes pour faire aboutir cette opération d’intérêt public. L’APC d’Amizour a payé une somme symbolique estimée à 27 000 dinars comme amende pécuniaire. Nous devons également remercier votre journal pour avoir évoqué l’affaire de ces titres restés otages depuis le 14 novembre 2007, date de leur arrivée », nous déclare M. Salem Mammeri, P/APC d’Amizour. Maintenant que le problème du dédouanement et de l’enlèvement est résolu, cet important arrivage de titres de divers domaines enrichira grandement la bibliothèque municipale qui renferme actuellement plus de 3000 livres. Les bibliothécaires exerçant au sein de cet espace de lecture ont déjà entamé le travail de classification au grand bonheur des amoureux du livre.ELWATAN

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