Archive pour juin 2009

Farid Cherbal à l’école de formation du FFS (elwatan)

Samedi 13 juin 2009

« L’université algérienne doit être reliée à la cité »

L’université algérienne est en crise. Pour analyser le mal qui ronge depuis des années, voire des décennies l’université, l’enseignant chercheur et le syndicaliste Farid Cherbal a répondu favorablement hier à l’invitation de l’école de formation du FFS.

« L’université a été victime de l’absence de politique nationale de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous n’avons pas su lier l’université à la cité. Résultat : nos diplômes n’ont plus l’équivalence qu’ils avaient il y a quelques années avec ceux d’autres pays plus développés », souligne Farid Cherbal en précisant qu’en 1971 la réforme de l’enseignement supérieur a été l’unique révision mais a été stoppée en 1981. Une date durant laquelle « la crise est devenue endémique ». « C’est bien de faire des réformes, mais il faut aussi faire une évaluation de cette réforme. Durant les années soixante-dix, l’université a accueilli le premier flux d’étudiants représentant la génération post-indépendance, il aurait fallu prévoir un budget de formation digne de ce nom », a soutenu l’invité du FFS. « Ce budget est la base de la formation de l’étudiant, il s’agit d’un budget devant prendre en charge l’envoi de l’étudiant en stage de travaux pratiques dans des entreprises ou des institutions, et lui fournir des bourses d’études. Ce budget n’existe pratiquement plus chez nous, alors qu’il est de l’ordre de 10 000 euros en Europe par étudiant », indique le conférencier. Ce dernier évoque également, comme élément de la crise, l’absence de stratégie.

« Pourquoi forme-t-on dans ce pays ? L’université doit être au cœur de l’économie nationale et non produire des chômeurs », dit-il en relevant qu’à partir des années 1980 la remise en cause du système économique a été faite dans l’opacité, « ce qui a eu des conséquences sur l’université qui a perdu ses liens avec la vie économique ». Autre facteur fragilisant l’enseignement supérieur, celui de la mauvaise prise en charge de la question des langues. « Il ne faut avoir aucun complexe à utiliser les langues nationales, arabe et tamazight, en sus de l’anglais et du français, notamment dans les filières technologiques », a-t-il dit. M. Cherbal a également pointé d’un doigt accusateur la dissolution de l’Organisme national de la recherche scientifique (ONRS).

« On a dissous dans l’opacité totale le seul organisme qui encourageait la recherche scientifique et qui était un lieu de formation et de débat », a indiqué M. Cherbal avant de critiquer la désignation de l’encadrement des universités au lieu de son élection. « Il faut une démocratisation de la gestion de l’université, il est inadmissible de ne pas élire le recteur, les chefs de département et autres membres de l’encadrement universitaire. Selon les normes de l’Unesco, il faut des élections sur la base de programmes », a noté Cherbal Farid. Evoquant, par ailleurs, la fuite des cerveaux, le conférencier estime qu’il ne faut pas perdre de vue aussi, en sus de la fuite vers l’étranger, l’exil économique interne « des milliers d’étudiants ont choisi de travailler dans des entreprises étrangères établies en Algérie. Il faut garantir aux étudiants en post-graduation une bonne bourse, un logement et des conditions adéquates de travail », dit-il. Farid Cherbal ajoute que l’université privée n’est pas la solution à cette crise « la privatisation va échouer comme en Tunisie et en Egypte. Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir réussi cela, car c’est en totale conformité avec sa formation sociale historique. Ce n’est pas le cas de l’Algérie ».

المركزية النقابية تؤكد الأرقام وتكذّب الوزير ولد عباس

Samedi 13 juin 2009

كشف، أمس، بوجمعة رحمة، الأمين الولائي للمركزية النقابية بقسنطينة، خلال يوم إعلامي، بأن هناك 3 ملايين عامل غير مصرح بهم في الجزائر، 50 بالمائة منهم أطفال تقل أعمارهم عن الـ16 سنة، حيث طالب بضرورة تجريم أرباب العمل الذين يستخدمون هذا الكم الهائل من الأطفال.في الوقت الذي استنكر وزير التضامن الوطني والأسرة والجالية في الخارج الأرقام التي قدمتهامؤسسة  »فورام » حول وضعية الطفل، وأكد أن عمل الأطفال غير موجود في الجزائر.
جاءت تصريحات مسؤول النقابة خلال اليوم الإعلامي الخاص بإحياء اليوم العالمي لمناهضة عمالة الأطفال، لتكذّب كل ما جاء على لسان الوزير ولد عباس، الذي تفنّن في تقديم الأرقام التي يظهر الوقت دائما أنها خاطئة.
وقدمت المفتشية الولائية للعمل بقسنطينة بعض الإحصائيات المتعلقة بهذا الجانب، أشارت فيها إلى قيامها، خلال العام الفارط، بمراقبة 4850 هيئة مستخدمة بالولاية تشغّل 38650 عامل، من بينهم 68 طفلا تقل أعمارهم عن 16 سنة، وهي السن القانونية التي تسمح بها المنظومة التشريعية الجزائرية فيما يخص العمل.
أما ممثل مدير النشاط الاجتماعي، فقد أشار إلى أن مصلحة المراقبة والتربية خلال العام الفارط قامت بخرجة إلى مختلف أسواق مدينة قسنطينة لإحصاء الأطفال  »العمال » الذين تقل أعمارهم عن 18 سنة. ولاحظت بأن هناك أطفالا مستغلين بطريقة سيئة، حيث تم تسجيل 43 طفلا من بينهم 6 إناث يشتغلون كباعة متجولين، 13 طفلا متسولا، 9 أطفال من بينهم واحد عمره 13 يوما مستغلين من طرف الآباء في التسوّل، 45 طفلا حمالا من بينهم 29 متمدرسا تتراوح أعمارهم بين 13 و18 سنة، 15 طفلا يشتغلون في شحن مادة الإسمنت من الشاحنات تتراوح أعمارهم بين 15 و19 سنة، و7 أطفال يعملون في مزبلة بلدية عين سمارة يقومون بجمع النفايات الحديدية لإعادة بيعها.
وقد أوضح المتحدث بأن هناك من الأطفال من يشتغلون بإرادة الوالدين، كما أن هناك من يشتغلون بإرادتهم الشخصية، كما أن هناك أسر، حسب المتحدث، توقف أبناءها عن الدراسة وتدفعهم إلى سوق العمل. 
من جهته، أكد المفتش الجهوي للعمل بأن هذه الأرقام لا تعكس حقيقة وضع عمالة الأطفال في الجزائر، بسبب صعوبة التحقيقات الخاصة بهذا الجانب وعدم وجود رؤية واضحة. مطالبا السلطات المسؤولة بتقديم الإمكانيات اللازمة لإجراء تحقيقات في المستوى، مع ضرورة إدخال تحسينات على التشريع الجزائري المقنن لهذه الظاهرة. وقد نبه المتحدث جميع السلطات المعنية إلى ضرورة العمل على تقليص العمالة عند الأطفال الجزائريين قبل فوات الأوان، والالتحاق بركب الدول الإسلامية التي تسجل سنويا أرقاما فظيعة في هذا الجانب.

Karim Tabbou : « Ould Kablia est le pyromane de Berriane »

Samedi 13 juin 2009

Il a indiqué que 17 militants du parti ont été convoqués par la police à Ghardaïa

C’est Ould Kablia qui est le pyromane de Berriane. Avec ses propos, il ne fait qu’attiser le feu. » C’est en ces termes que le premier secrétaire du FFS, Karim Tabbou, a réagi aux récentes déclarations du ministre chargé des Collectivités locales au sujet des événements qui ont secoué la localité de Berriane

« Il y a une véritable démarche punitive contre cette région qui a osé s’organiser et militer pour les droits », a déclaré hier M. Tabbou lors d’un point de presse tenu en marge de la conférence organisée par l’école de formation du FFS au siège du parti. Le même responsable condamne le soutien accordé par le ministre aux organisations ancestrales. Soutien qui, selon lui, vise à casser les formations politiques. « On veut maintenir la région sous l’emprise de ces anciennes organisations composées de gens cooptés par le pouvoir. Quand Ould Kablia parle d’interférences dans le système d’organisation ancestrale, il faut savoir que c’est du contraire dont il s’agit, ce sont ces fameux « notables » qui s’interfèrent dans la vie politique », a indiqué M. Tabbou, qui estime qu’il existe une volonté de « casser le FFS dans la région. Une région qu’on veut rendre soumise par la terreur ».

Etayant cette affirmation, le premier secrétaire a évoqué les convocations envoyées par la police à 17 militants du parti à Ghardaïa dont 9 élus, 5 à l’APW et 4 à l’APC. « Sur les 17 personnes convoquées, seul un militant a répondu à la convocation. Il a subi un interrogatoire au cours duquel on lui a demandé pourquoi il a adhéré au FFS, et que le FFS a provoqué l’anarchie dans la région, ceci en sus de faire l’objet de menaces », a indiqué Tabbou. Ce dernier estime que « cette logique d’intimidations répétées prouve que l’administration prépare un coup au FFS en perspective des prochaines élections locales. Lorsqu’un élu est l’objet de poursuites judiciaires, le wali peut appeler les membres de l’Assemblée populaire de wilaya pour le démettre de sa fonction d’élu comme stipulé dans les codes communal et de wilaya. Alors l’arrière-pensée de ces intimidations est patente », a-t-il affirmé. Outre cette motivation que le premier secrétaire souligne, il parle aussi du travail sur le terrain accompli par la fédération du FFS à Ghardaïa. « Cette fédération organise chaque samedi un meeting où toutes les questions relatives à la vie politique, économique, sociale et culturelle sont évoquées. La démarche de l’administration vise à étouffer dans l’œuf tout espace de débat et de dialogue citoyen, et stopper les investigations que les élus du FFS mènent concernant notamment les affaires financières et douteuses en cours dans la région. »

Evoquant la vie du parti, le premier secrétaire du FFS émet l’ambition de son parti de constituer un mouvement de jeunes. Ce dernier connaît déjà son noyau avec les 3800 étudiants inscrits à l’école de formation du FFS. « Le parti prendra en charge l’organisation de ce mouvement et sa structuration pour devenir un mouvement de jeunes affiliés au parti. Nous organiserons des conférences régionales pour finir par une grande rencontre nationale devant annoncer la naissance de ce mouvement », a indiqué M. Tabbou, qui estime qu’il s’agira de renouveler les ressources politiques internes et provoquer un réencadrement de ses structures. Outre les étudiants, le même responsable souligne en outre que des actions verront le jour pour démontrer le soutien du parti au mouvement associatif. « Nous avons prévu pour cela d’organiser un forum durant cet été pour rendre visibles les associations et syndicats qui militent », atteste-t-il, en notant qu’il existe une volonté « du pouvoir de tout détruire à l’effet de tout contrôler. On veut rendre impossible la reconstruction sociale en greffant des cellules cancéreuses dans les structures politiques, associatives, syndicales, etc. »(elwatan)

caricature de jour

Mercredi 10 juin 2009

caricature de jour dans Actualité algérienne 3483

Le marché des eaux minérales dans l’œil du cyclone:L’OMC saisit l’Algérie pour le respect des normes

Mercredi 10 juin 2009

L’Organisation mondiale du commerce a saisi l’Algérie à propos de la régulation du marché national des boissons.Les problèmes qui y sont identifiés concernent particulièrement le volet relatif à la production et la commercialisation des eaux minérales mises en bouteille.
L’information a été révélée par, M. Fadhili Hadjissi, sous-directeur de l’exploitation et du contrôle au niveau du ministère des Ressources en eau, qui a été hier matin l’invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio nationale.

Lors de son intervention, le représentant du département des Ressources en eau est revenu longuement sur les contraintes dans lesquelles évolue le marché national des eaux minérales en reconnaissant ouvertement qu’aucune eau minérale produite en Algérie ne répond aux normes internationales.

«Je ne peux pas le confirmer officiellement, mais je dirais que le ministre a raison vu qu’aucune eau minérale en Algérie n’a été reconnue pour vertus thérapeutiques.

Parce que c’est lourd comme procédure, car cela demande beaucoup de temps et l’aval de plusieurs institutions pour le côté pharmacologique et le côté clinique. Donc, c’est très exagéré de parler des vertus thérapeutiques, d’autant plus que l’OMC vient de nous saisir en nous enjoignant de ne plus parler des vertus thérapeutiques.

Les vertus thérapeutiques sont reconnaissables par un certain nombre de mesures cliniques et pharmacologiques (…) Par conséquent, personne ne peut dire que mon eau est bien pour telle ou telle chose, du moment que personne n’a fait les essais et les procédures de sa reconnaissance en tant qu’eau ayant des vertus thérapeutiques pour telle ou telle maladie», a dit M. Hadjassi.

A cet égard, il y a lieu de préciser que ce responsable intervient quelques jours seulement après la sortie qui a été faite par le ministre de tutelle, Abdelmalek Sellal, déclarant qu’«aucune eau minérale commercialisée en Algérie ne répond aux normes thérapeutiques internationales».

Cependant, il importe de préciser que le créneau des eaux minérales observe depuis quelques années une nette explosion et compte actuellement une quarantaine de marques commercialisées, en plus des marques anciennement connues comme Saïda et Lala Khedidja, cette dernière ayant été cédée en 2005 par son propriétaire, l’EPE ETK au groupe Cevital.

Dans le même sillage, le sous-directeur chargé du contrôle au ministère des Ressources en eau, a aussi évoqué la question relative à la non-indication des composants de l’eau mise en bouteille sur l’étiquette de l’emballage en précisant qu’«il y a des textes au niveau du ministère du Commerce qui imposent pour le minéralier de préciser les compositions de son eau».

Faudra-t-il donc s’attendre à une vaste opération de contrôle des eaux minérales commercialisées en Algérie et, sur ce plan, le même responsable a fait savoir que le ministère des Ressources en eau compte trois laboratoires de contrôle et, à leur niveau, «la composition réelle des eaux commercialisées en Algérie peut être identifiée tout entière». «La définition des composants des eaux est faite, ainsi, si vous regardez les bouteilles vous les retrouverez.

Ces tests sont certifiés par les laboratoires qui sont désignés par notre ministère pour les analyses réglementaires», a expliqué toutefois M. Hadjassi sans omettre de rappeler que le département ministériel auquel il est affilié a un rôle limité en matière de contrôle de la qualité des eaux minérales.(le maghreb)

L’enfance algérienne menacée ;805 agressions sexuelles en 5 mois

Mercredi 10 juin 2009

«La situation de l’enfant en Algérie, qu’on le veuille ou non, n’est guère reluisante », a déclaré, hier à Alger Abdelhak Mekki, directeur exécutif à la Fondation nationale pour la promotion de la santé et du développement de la recherche (FOREM).

S’exprimant lors d’une rencontre débat organisée au Centre de presse El Moudjahid, ce dernier n’est pas allé par des chemins sinueux pour estimer que « le constat est amer d’où l’impérieuse nécessité de trouver le remède.» Pour étayer ces dires, l’orateur a fait savoir que les droits des enfants sont, tout bonnement, bafoués.

« Nos enfants ne jouissent pas de tous leurs droits. Ils souffrent d’une foultitude de problèmes, entre autres, maltraitance, agressions sexuelles, violence physique… », a-t-il souligné. Un autre mal et non des moindres dont souffre l’enfant en est l’exploitation dans le milieu du travail. Les chiffres donnent le tournis.

Ils sont alarmants. Jugez-en : selon une enquête du Forem, dira, encore son directeur exécutif, pas moins de 300 000 enfants travaillent dans différents secteurs à l’instar du commerce et de bâtiment pour ne citer que ces deux secteurs…

Et si l’on ajoute ceux qui travaillent dans l’informel, dira-t-il encore, le chiffre atteindra, tenez-vous bien, 1,5 million d’enfants.

Et ce n’est pas tout : « le chiffre avoisinera les 2 millions s’il s’agissait d’une enquête ménage », a soutenu le même responsable, pour qui la situation économique et sociale du pays n’est pas pour améliorer celle des enfants.

Selon lui, la prise en charge de cet état de fait, on ne peut plus déplorable, ne demande pas beaucoup d’effort… mais « justes des mesures simples » : « C’est avant tout une question d’applications rigoureuse des textes.

Ce n’est pas les lois qui manquent mais c’est leur application sur le terrain qui continue à faire toujours défaut». Et pourtant sur ce point, le président de la cellule d’assistance juridique pour la mise en oeuvre de la charte pour la paix et la réconciliation nationale, Merouane Azzi a indiqué qu’il existe tout un arsenal juridique permettant la protection et la promotion des droits de l’enfant.

Comment? À travers, a-t-il expliqué, la mise en oeuvre d’un code pénal qui prévoit, dans ces articles, notamment 261, 269 des sanctions sévères allant du 10 à 20 ans de prison aux cas de violence contre les mineurs. Et ce n’est pas tout : Il y a un également l’article 314 portant abandon des enfants et qui prévoit des sanctions allant d’une à 3 années de prison.»

Sauf que pour lui, cela est de loin insuffisant pour éradiquer définitivement les maux qui menacent nos enfants, même si « un nouveau code pour la protection des enfants est en cours d’élaboration au niveau de la justice ».

Reste qu’aux yeux du même responsable, la tache noire en est que l’application sur le terrain qui n’est pas effective et que l’enfant continue toujours à subir les pires des violences même de la part de ses proches ; ses parents, hélas.

Et l’intervenant de souligner, nous savons que la situation que vivent aujourd’hui les enfants est la résultante, sans contexte, de la tragédie nationale qui a endeuillé le pays tout entier. À quelque différence, Kheira Messaoudéne, commissaire principale à la DGSN a déclaré que notre pays vit une crise morale sans précédent caractérisée par la dégradation des moeurs et des valeurs.

Chiffres à l’appui, la conférencière a indiqué que 805 cas d’agressions sexuelles ont été enregistrés entre janvier et mai de l’année courante, alors que durant l’année 2008 quelque 1 637 affaires ont été traitées par les services de la police.

Pour elle, le fléau d’agressions sexuelles contre les enfants ne cesse de prendre de l’ampleur ces dernières années dans notre pays, dont la responsabilité incombe, a-t-elle soutenu, aux parents qui « font preuve de négligence inconsciente ». Selon elle, les parents sont responsables dans 90% des cas d’agression.

Les citoyens, de par leur passivité, ont également, à ses dires, leur part de responsabilité. S’agissant, enfin, de la délinquance juvénile, l’intervenante a indiqué que pas moins de 4 828 infractions enregistrées entre janvier et mai dont 2 107 cas de vol.(le courrier d’lgerie)

En somme, il convient de souligner que les spécialistes ont à moult reprises réclamé la nécessité de mettre en place un code de l’enfant seul mécanisme, à leurs dires, qui pourrait mettre fin aux doléances des enfants. Mais jusque-là les plaintes de ces derniers sont restées lettre morte…

 

La drogue et la déperdition scolaire

Tous les acteurs sociaux, chacun dans son domaine respectif, semblent s’intéresser davantage quant à la promotion des conditions de vie, ainsi que de la prise en charge de l’enfance en Algérie. Il ne se passe pas une journée sans qu’on aborde la situation de cette importante frange de la société.

Quelques jours seulement après la célébration de la Journée internationale de l’enfance marquée par maintes activités, les concernés de la question ont organisé, hier dans la matinée, une table ronde ayant pour thème « la situation générale de l’enfant en Algérie » vue de tous ses aspects, au centre de presse El Moudjahid.

En effet, cette table ronde a regroupé des spécialistes de la chose. De la DGSN, à la Fondation nationale pour la promotion et le développement de la recherche médicale (FOREM) et les juristes, tout le monde se sent concerné par l’amélioration des conditions de vie de l’enfant.

Dans son intervention, Abdelhak Mekki, de la FOREM, précise que « malgré tous les textes juridiques promulgués dans le sens de la protection de l’enfant, demeure insuffisant » car selon lui « il ne suffit guère d’avoir des (amendements protecteurs), mais le plus important est de les appliquer sur le terrain ».

L’intervenant dans son évaluation des faits, ne qualifie pas la situation actuelle de « dangereuse », mais ne manquera pas de préciser qu’ « elle doit changer en prenant les choses au sérieux. » La décennie noire s’est négativement répercutée sur l’état général du pays, ce qui de son tour ne fait que compliquer les choses à une enfance qui dans le plus part du temps se trouve livrée à elle-même.

Sorti à peine d’une crise, notre pays a eu tous les maux du monde à « reconstruire » les établissements scolaires ayant subi des dégâts partiels ou globaux. De grands efforts son consentis dans ce sens, et une nette progression a été enregistrée quant au taux des scolarisés en Algérie ; puisque 94% de nos enfants sont à l’école.

Le conférencier l’affirme une fois de plus, « le problème n’est pas celui de chiffres, personne ne pourrait dire le contraire, mais n’oublions pas que la déperdition scolaire fait ravage », et de se poser une question capitale « ou iront les 500 000 enfants âgés de moins de dix huit ans, ou les 150 000 âgés de moins de dix ans, après avoir quitté l’école. »

La réponse serait claire, ils feront partie pour la plupart d’entre eux de ceux qu’on appelle délinquants qui hantent les esprits des hommes et des femmes, de ces toxicomanes qui s’adonnent à toutes sortes de drogues.

« La toxicomanie, ce fléau duquel on ne cesse de parler, est présent dans nos établissements scolaires, la consommation de la drogue s’est répandue même dans le primaire » nous dira Mekki, et d’ajouter qu « il faut à tout prix venir à bout de ce problème. »

Pare ailleurs, le conférencier insiste sur ce qui est appelé le droit au secours, ce programme est une partie à ne pas négliger de la santé de la personne, et de l’enfant en particulier, l’intervenant n’est pas allé de mille chemins pour dénoncer les mauvaises conditions dans lesquelles vivent les enfants relogés dans des chalets préfabriqués suite aux différents séismes qu’a connus notre pays, et s’indigne pour le sort de ceux qui n’ont le moindre recoin pour se retrancher sauf la rue qui fait d’eux au fil des temps des postulants pour des embarcations à destination de… Dieu seul sait.

APC d’Amizour: A propos de l’utilisation des véhicules de la commune a des fins personnelles : “Oui, c’est vrai et je le veux!”

Mercredi 10 juin 2009

  « Oui, c’est vrai et je le veux! »

Lors des travaux de l’assemblée ordinaire, qui s’est tenue le 6 juin, à 9 h. et  en réponse à une intervention d’un élu,  reprochant aux membres de l’exécutif  l’utilisation des véhicules de la collectivité à des fins personnelles,  le premier Magistrat de la commune, visiblement déstabilisé et gêné devant une centaine de citoyens venue assister aux débats, a répondu, textuellement et par ces termes : « Oui, c’est vrai et je le veux ! »

Par ailleurs, le même élu, auteur de l’intervention a proposé de flanquer les ces véhicules de l’inscription ” Commune d’Amizour”. Cette suggestion a fait beaucoup de mécontents parmi les membres de l’assemblée. Ca se comprend…

Sans commentaire.

Mohamed Samraoui: “Il appartient à la justice de déterminer si le mis en examen est coupable ou pas…”

Mercredi 10 juin 2009

Dans un entretien à tsa-algerie.com, l’ancien colonel des services secrets algériens, Mohamed Samraoui, revient sur sa confrontation à Paris avec le diplomate Mohamed Ziane Hasseni. 

Vous avez été confronté par vidéoconférence au diplomate Mohamed Ziane Hasseni. Comment s’est déroulée cette confrontation?

Effectivement, la confrontation a eu lieu par visioconférence le jeudi 4 juin 2009. Compte tenu du fait qu´il m´était impossible de voyager hors d´Allemagne sans la levée du mandat d´arrêt émis par les autorités d´Alger, il s´agissait donc de l´unique alternative pour avancer dans le dénouement de cette affaire.

Je m´attendais plutôt à une audition par le nouveau juge en charge de l´affaire, comme ce fut le cas lors de ma déposition en juillet 2003, mais bon, le fait de m´être trouvé dans des conditions auxquelles je ne m´attendais pas ne m´a pas perturbé, même si je ne m´y étais pas preparé.

Selon les avocats de M. Hasseni, vous êtes revenu sur une partie de vos accusations à l’encontre du diplomate. Quelles sont ces parties ?

Ce n´est pourtant pas mon sentiment, dans mon esprit tout ce qui a été dit au juge Thouvenot concernant l´ex capitaine Rachid Hassani a été redit avec la même force, toutefois je n´en disconviens pas, il y a eu certainement des omissions involontaires ou des confusions dues aux battages médiatiques entourant toute cette affaire.

Et puis je n´allais quand même pas m´acharner sur le mis en cause, mon but n´était pas de vouloir l´enfoncer à tout prix, mais d´apporter par mon témoignage  une contribution qui mettrait la lumière sur l´assassinat lâche d´un opposant algérien.

Dans cette affaire, fidèle à mes principes, je n´ai obéis qu´à ma conscience et j´avais dit d´emblée au juge que pour moi la personne mise en examen est à 99% celle que j´avais accompagnée à Skikda en 1987. Après la confrontation qui a duré six heures, j´ai fait connaitre au juge en toute honnêteté  que ma conviction était redescendue à 50/50. Il appartient à la justice de déterminer si le mis en examen est coupable ou pas, car je n´ai pas les pouvoirs de police pour matérialiser certains faits, verifier par exemple: s´il a bien était en poste en tant que consul à Bamako au début des années 1990 ou si sa belle famille réside bien au quartier Saint-Jean de Constantine, etc…

J´avais aussi avoué au juge mon erreur en visionnant les photos du journalistes de Mediapart et que j´avais moi même signalé cette erreur au journaliste peu de temps après en lui envoyant la photo et l´identité de la personne en question.

Quels sont les éléments qui ont motivé cette évolution dans votre témoignage dans cette affaire ?

Je ne pouvais pas m´enchainer dans mes certitudes, l´intéressé declare qu´il est né à Tolga et non à Oum El Bouaghi, que son parcours scolaire et professionnel ne correspond pas celui de l´individu qui a piloté le dossier Mecili, qu´il ne s´est jamais rendu à Skikda. L´ ex ministre Abdelaziz Rahabi affirme l´avoir connu à l´ENA , de quel droit devrais-je mettre en doute la fiabilité de son témoignage?

En plus, auparavant, j´avais clairement insisté sur le fait que ma conviction ne sera totale qu´à partir du moment où la confrontation avec le mis en cause aura lieu. Ma conscience m´interdit d´accuser quelqu´un dont  le rôle dans l´affaire Mecili n´a  pas été totalement établi.

Selon l’avocat de la famille Mécili, vous auriez envoyé au juge, avant la confrontation, une lettre faisant état de « menaces ». Confirmez-vous l’existence d’un tel document ?

Effectivement j´avais envoyé au juge une lettre qu´il a versée au dossier. Dans cette lettre je faisais état des pressions et des tentatives de corruption exercées par les hauts responsables du DRS pour obtenir mon silence et ma rétractation. Mais je le répète, ces tentatives n´ont aucunement influencé mon témoignage et c´est à ma conscience seule que j´obéis.

Je profite de l´occasion pour préciser que c´est à cause de cette dénonciation que le premier ministre Ahmed Ouyahia m´a taxé de traitre. Venant de la part d´un larbin des généraux , je trouve cela comme un compliment.

De quel type de menaces s’agit-il ?

Pour l´instant je ne peux pas m´étendre sur ce point sans l´aval du juge, car il a convenu de reprendre la confrontation ultérieurement. C´est justement ce genre d´actes qui m´incitent à plus de prudence et vous comprenez pourquoi j´ai dit au juge que je suis toujours à 50-50 à l´issue de cette première confrontation.

Après cette confrontation, estimez-vous que votre rôle en tant que témoin principal dans cette affaire est terminé ?

Je n´ai jamais cherché à jouer un quelconque rôle dans cette affaire. J´ai toujours été mû par le seul souci de justice et de vérité afin qu´un terme soit mis à l´impunité et aux abus d´une caste qui considère l´Algérie comme une propriété privée. C´est à la justice de decider, mais tant qu´elle me sollicitera je répondrai toujours présent

Eaux minérales Attention à ce que vous buvez !

Mardi 9 juin 2009

Un responsable du contrôle au niveau du ministère des Ressources en eau a confirmé ce matin que les eaux minérales commercialisées en Algérie ne répondent pas aux normes internationales.

Les consommateurs se retrouvent ainsi devant un dilemme : doivent-ils boycotter ces eaux ? Et qu’en est-il de ceux atteints de maladies pour lesquelles l’eau du robinet est déconseillée ?
C’est ce qu’a indiqué, ce matin, Fadhli Hadjassi, sous-directeur de l’exploitation et du contrôle au ministère des Ressources en eau sur les ondes de la Chaîne III.

Cette déclaration intervient quelques jours après celle faite par le ministre des Ressources en eau, Abdelmalek Sellal, et reprise récemment par la presse nationale.

Le premier responsable du secteur avait alors affirmé qu’aucune eau minérale commercialisée en Algérie ne répond aux normes thérapeutiques internationales. Pour rappel, près de 40 opérateurs travaillent dans le domaine de la commercialisation des eaux minérales sur le marché algérien.

«Moi, je ne peux pas le confirmer officiellement, mais je dirai que le ministre a raison pour la simple raison qu’aucune eau minérale en Algérie n’a subi la reconnaissance des vertus thérapeutiques.

Parce que c’est lourd comme procédures, car cela demande beaucoup de temps et beaucoup d’institutions pour le côté pharmacologique et le côté clinique. Donc, c’est très exagéré de parler des vertus thérapeutiques, d’autant plus que l’OMC vient de nous saisir en nous enjoignant de ne plus parler des vertus thérapeutiques.

Les vertus thérapeutiques sont reconnaissables par un certain nombre de mesures cliniques et pharmacologiques», a dit M. Hadjassi.

«Par conséquent, personne ne peut dire que mon eau est bien pour telle ou telle chose, du moment que personne n’a fait les essais et les procédures de sa reconnaissance en tant qu’eau ayant des vertus thérapeutiques pour telle ou telle maladie», a-t-il-ajouté.

Interrogé sur la non-indication de certains composants sur les emballages de certaines marques d’eau, comme le sodium et le potassium, M. Hadjassi a ajouté qu’il y a des textes au niveau du ministère du Commerce qui imposent pour le minéralier de préciser les compositions de son eau.

Dans le même contexte il a souligné que le ministère des Ressources en eau dispose de trois laboratoires qui sont en mesure de fixer les compositions de chaque eau minérale.

«La définition des composants des eaux est faite, ainsi, si vous regardez les bouteilles vous les retrouverez. Ces tests sont attestés et certifiés par les laboratoires qui sont désignés par notre ministère pour les analyses réglementaires.»

M. Hadjassi a, par ailleurs, indiqué que le ministère des Ressources en eau a un rôle limité pour ce qui concerne ce créneau. Selon lui, la reconnaissance d’une eau minérale en tant qu’eau ayant des vertus thérapeutiques prend du temps.

«Il fut un temps où il y avait des stations thermales où l’on trouvait des eaux thermales qui avaient des éléments chimiques qui peuvent être bénéfiques à certaines maladies et pour lesquelles il y a une reconnaissance officielle de l’Etat.»

Au passage il a signalé l’eau minérale appelée Mouzaïa qui avait entamé quelques essais pendant l’époque coloniale pour sa reconnaissance.(infosoir)

5,2 milliards de dollars de dépenses en 2008 L’Algérie mieux armée que jamais

Mardi 9 juin 2009

D’après les dernières statistiques publiées, hier, par le Sipri (Institut international de recherche pour la paix de Stockholm), les dépenses d’achat d’armements globales de l’Algérie ont atteint, en 2008, un montant record de 5,2 milliards de dollars.

Dans son rapport annuel 2009 des tendances en matière d’armements et de sécurité internationale, le Sipri précise que les dépenses ont enregistré la plus forte hausse de ces dix dernières années et sont en hausse de 18% par rapport à l’année 2007.

L’Algérie est, note le Sipri, parmi les pays qui ont fortement contribué à l’accroissement des dépenses militaires mondiales, atteignant le montant record de 1.464 milliards de dollars, avec une augmentation de 45% sur 10 ans. Par rapport à l’année 2007, ces dépenses ont fait un bond de 4%.

«L’Algérie, avec ses grandes réserves de pétrole et de gaz, est une puissance régionale en Afrique du Nord. Elle a développé son influence politique en devenant le principal allié des Etats-Unis dans la guerre mondiale contre le terrorisme», relève-t-on du le rapport du Sipri.

Dans cette optique, la menace terroriste que représente l’activité du GSPC, devenu Al-Qaïda au Maghreb islamique (AQMI) et le climat géopolitique sont, selon le Sipri, les deux facteurs qui ont incité l’Armée nationale populaire (ANP) à toujours acheter plus d’armements. Les Etats-Unis, leader mondial Les Etats-Unis se sont adjugé de loin la plus forte part du total.

En effet, l’accroissement le plus important (+58%) a été constaté aux Etats-Unis, avec une hausse de 219 milliards de dollars sur dix ans. La Chine et la Russie ont triplé en dix ans leurs budgets militaires annuels, les portant respectivement à 42 et 24 milliards de dollars.

«D’autre part, les guerres d’Irak et d’Afghanistan ont donné lieu à 903 milliards de dollars de dépenses militaires supplémentaires de la part des seuls Etats-Unis», souligne le rapport. Le hit-parade des pays leaders en 2008 étaient, selon le Sipri, les Etats-Unis, la Chine, la France, la Grande-Bretagne, la Russie, l’Allemagne, le Japon, l’Italie, l’Arabie saoudite et l’Inde.

Des pays comme l’Inde, l’Arabie saoudite, l’Iran, Israël, le Brésil, la Corée du Sud, l’Algérie et la Grande-Bretagne ont aussi contribué à la montée des dépenses militaires dans le monde. Le constructeur américain Boeing reste toujours à la tête de la liste des plus grosses sociétés productrices d’armes avec des ventes estimées à 30,5 milliards de dollars en 2007.

Des sociétés américaines et européennes composent également le Top 20 des plus gros producteurs d’armes à l’échelle planétaire. Le total des ventes d’armes réalisées par les 100 plus grosses sociétés mondiales en 2007 s’est élevé à 347 milliards de dollars.

Le total des effectifs engagés dans des opérations de maintien de la paix a aussi atteint le record de 187.586 personnes, soit 11% de plus qu’un an plus tôt. Le risque nucléaire est toujours efficient D’après le Sipri, le monde compte 8.400 ogives nucléaires dont 2.000 pourraient être actionnées à tout instant.

Avec les charges stockées ou destinées au recyclage, les arsenaux de 8 pays (Etats-Unis, Russie, Chine, Grande-Bretagne, France, Inde, Pakistan et Israël) atteignent 23.300 unités.(le financier)

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