Archive pour juin 2009

واقع الطفولة في جزائر 2009

Lundi 1 juin 2009
اعتداءات جنسية..عنف وأطفال خارج المدرسة بحجة دينية
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رغم أن الجزائر قطعت أشواطا مهمة في ترقية حقوق الطفل، إلا أن وضعية الطفل في الجزائر  لا تزال تراوح مكانها، أمام طوفان الاعتداءات الجنسية وعمالة الأطفال  والتسرب المدرسي التي تشكل يوميات أطفال .2009
 لا يمكن الحديث عن وضعية الطفل في الجزائر دون الإشارة إلى ظاهرة الاعتداءات الجنسية في حق الطفولة، أو ما يعرف بـ  »البيدوفيليا » التي طفت على السطح في السنوات الأخيرة لتصبح بذلك هاجس الأولياء. ويكفي التوقف أمام أي مدرسة ابتدائية لمشاهدة طابور الأمهات والآباء في انتظار خروج أبنائهم. وإن كان المشرّع الجزائري خص القصر بالحماية من كل أشكال الاستغلال والانتهاكات الجنسية، إلا أن الواقع يفرض قوانين أكثر صرامة.
وفي هذا السياق، يوضح  المحامي مصطفى بوشاشي، رئيس الرابطة الجزائرية لحماية حقوق الإنسان  »تفتح الجزائر على العالم وتطور الحياة، يفرض على المشرّع الجزائري مسايرة الواقع، يجب أن نفكر في تشريع يضمن حماية أكبر للأطفال ». والحديث عن الاعتداءات التي تطال الأطفال من خارج المحيط الأسري، لا تنفي وجود اعتداءات وعنف داخل أسوار البيت العائلي. وتشهد أروقة المحاكم يوميا مئات القضايا المماثلة، أين يقدم الأولياء على تعنيف فلذات أكبادهم، بطريقة تتجاوز حدود الزجر والتأديب ».
إذا كانت المدرسة هي المكان الحقيقي للطفل ما بين سن السادسة والسادسة عشرة، فإن الواقع يقول غير ذلك، على اعتبار أن مساحة عمالة الأطفال أخذت في الاتساع في الجزائر في السنوات الأخيرة، وإن كانت أقل حدة منها في مجتمعات أخرى. فليس غريبا أن تجد طفلا دون العاشرة يستجدي زبونا لخبز  »المطلوع » على حافة الطريق السريع، في ساعة يفترض أن يكون فيها الطفل في المدرسة. وبالرغم من ما يشكله هذا العمل من خطر على حياته، على اعتبار أن الطريق السريع يحصد يوميا أرواح الأبرياء.
وإذا كان العنف في حق الأطفال يتصدر اهتمامات الناشطين في مجال حقوق الإنسان، يبقى منع الأطفال من التمدرس بعيدا عن الاهتمامات، خاصة وأن هذه الظاهرة الجديدة القديمة أخذت أبعادا أخرى، حيث وقفنا على حقيقة منع الآباء لتمدرس أبنائهم بحجة دينية، مفادها أن التعليم في مدرسة  »الدُولة »  حرام والبرنامج الذي تقترحه المدرسة مخالف للتشريع الإلهي، وبأن من يرتادون المدرسة هم من الكفار، مما من شأنه تنشئة جيل من المتطرفين، الجزائر في غنى عنهم بعد عشريتين من المآسي وسيلان الدماء.(elkhabar)  

Algérie: 1,5 million d’enfants travaillent au noir

Lundi 1 juin 2009

Selon les données fournies par la Fondation nationale pour la promotion de la santé et la recherche (Forem), il y a environ 1,3 million d’enfants qui sont exploités dans le marché parallèle du travail. Quelque 300 000 exercent dans le commerce. L’étude de la Forem a montré que plus de la moitié des enfants (53%) travaillent pour aider financièrement leurs familles et trois quarts (75%) d’entre eux affirment avoir toujours donné l’argent à leurs parents. Près de 60% des enfants ont bien arrêté l’école au primaire, la moitié d’entre eux soulignent avoir quitté les bancs de l’école de leur plein gré, rapporte El Watan.

Hocine AIT AHMED: «On ne peut pas construire l’avenir de notre pays en travestissant l’Histoire»

Lundi 1 juin 2009

Déclaration d’ouverture et mots de remerciements de Hocine Aït-Ahmed lors de la journée d’études sur la guerre d’indépendance de l’Algérie, des années 1940 à juillet 1962, organisée par la Bibliothèque de documentation internationale contemporaine (BIDC) de l’Université de Paris Ouest, le 20 mai 2009. 

Mesdames et messieurs, chers amis,

Parler de la révolution algérienne pour un homme de ma génération, c’est parler de ce que je considère comme un motif de fierté universelle. Elle concerne, par-delà les nationalismes, tout individu ou groupe humain qui n’a pas désespéré de voir, comme dit la chanson, s’accomplir un idéal de justice et de liberté. Mais en parler aujourd’hui, c’est aussi saisir ce que l’histoire a de terrible et de douloureux. Non seulement à cause du prix payé pour que cet idéal, en l’occurrence l’indépendance algérienne, s’accomplisse. Mais aussi parce qu’une fois qu’un premier pas a été accompli, l’on voit l’immensité de la tâche qui reste.

La longue marche vers la liberté, la justice et la démocratie n’a fait que commencer avec l’avènement de l’indépendance. Et cette longue marche n’a cessé d’être contrariée. Un coup d’Etat suivant l’autre, une régression annonçant l’autre. Le vingtième siècle, pour l’Algérie comme pour le reste du monde, aura été tout à la fois le siècle des souffrances innombrables, de la dignité retrouvée et des promesses non tenues.

Le siècle qui commence aura, pour les jeunes Algériens plus que pour d’autres jeunes du monde, commencé sous le signe de ces promesses non tenues. Leurs souffrances sont différentes des nôtres. (J’appartiens à une génération à qui nul n’a rien promis). Le cheminement de cette jeunesse est par conséquent différent du nôtre. La génération de la guerre d’indépendance nationale leur a légué une des vérités essentielles de la vie: s’être battu une fois pour la liberté n’est pas une garantie d’infaillibilité. Et sans rentrer dans les détails des usurpations nombreuses qui ont suivi la libération, même parmi ceux qui se sont sincèrement investis dans la lutte pour l’indépendance se sont manifestés les traits haïssables de l’autoritarisme.

Il n’est jamais utile de spéculer sur le passé ni de le réécrire à sa convenance. Ce qui importe c’est de le connaître et d’en méditer les leçons. Il est d’autant plus utile de connaître son passé, qui nous vivons une époque bien curieuse. D’un côté les colonialistes sont de retour et revendiquent sans vergogne “les bienfaits de la colonisation”; et, face à eux des pouvoirs corrompus et illégitimes font dans la surenchère nationaliste tout en remettant au goût du jour les pires méthodes coloniales dans la conduite des affaires nationales.

Un dernier mot, peut-être, pour ce peuple algérien qui a tant donné à une révolution qui n’aurais pas été possible sans lui. Une révolution qui s’est fourvoyée dès qu’elle s’est détournée de son peuple pour se focaliser sur le culte du pouvoir. Je dédie mon témoignage à toutes celles et à tous ceux qui, aux quatre coins de l’Algérie et dans la diversité de leurs appartenances, sont restés fidèles à cette idée de liberté et de justice qui veut que les pouvoirs soient au service des peuples et non le contraires. Je vous remercie.

Remerciements lors de la clôture

Remercier les organisateurs d’un événement est toujours un peu formel et surtout très attendu. Mais, comme les mots ont malgré tout un sens, je voudrais dire un immense “merci” à toutes celles et tous ceux qui ont rendu cette journée possible.

Merci donc à toute l’équipe d’avoir réussi à mettre de l’ordre et de la cohérence dans ma soif de transmettre qui oublie parfois trop chronologie et pédagogie !

Merci à l’équipe de la BIDC pour son formidable accueil.

Ce “merci”, je l’ai dit, n’et pas formel pour plusieurs raisons essentielles :

- Je ne me suis pas senti trahi par les extraits choisis au milieu de tant et tant d’heures de tournage;

- Ne pas ” se sentir trahi “, ce n’est pas asséner ou imposer Ma vérité. C’est contribuer à restituer notre Histoire, avec ses heures victorieuses et avec ses heures de honte.

On ne le dira jamais assez; on ne peut pas construire l’avenir de notre pays, l’avenir du Maghreb et celui de TOUS ses enfants en travestissant l’Histoire.

Or, je tiens à dire, au-delà de toute polémique, que les autorités algériennes ont un savoir faire réel pour écrire, ou faire suggérer par les uns ou les autres, l’histoire qui leur convient.

Mais le plus important aujourd’hui ­ et c’est une confidence – c’est que cette journée et tout le travail qu’elle a nécessité en amont m’ont donné le sentiment d’une urgence: écrire très vite le deuxième tome des ” Mémoires d’un combattant “.

Je vous l’avais dit, mon merci est tout sauf formel.(source FFS1963)

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