Algérie: grève des travailleurs d’Arcelor Mittal à Annaba

Les travailleurs d’Arcelor Mittal Annaba, filiale algérienne du géant mondial de la sidérurgie, observent depuis lundi une grève générale illimitée, a appris mardi l’AFP auprès de leur porte-parole Smain Kouadria.

« Les 7.200 travailleurs du complexe sidérurgique d’El Hadjar et des pointes de vente d’Arcelor Mittal à travers le pays sont en grève générale illimitée depuis lundi », a déclaré M. Kouadria. Quatre des huit membres du groupe des négociateurs observent une grève de la faim depuis lundi à 14 H, selon M. Kouadria.

Les travailleurs d’Arcelor Mittal revendiquent notamment des augmentations de salaires, la revalorisation des régimes indemnitaires, l’amélioration des conditions de travail, a-t-il ajouté.
« Nous avons une plate-forme de revendications de onze points. Les négociations avec la direction se poursuivent et butent sur la revalorisation des salaires », a affirmé le porte-parole des travailleurs d’Arcelor Mittal Annaba.

La direction d’Arcelor Mittal Annaba a prétexté la crise économique mondiale et la mévente des produits sidérurgiques en Algérie pour rejeter les augmentations de salaire réclamées par les travailleurs, selon M. Kouadria.
Mittal Steel faite face àla concurrence parfois déloyale des importateurs de rond à béton qui ont profité de la baisse des prix de ce matériau sur le marché mondial pour inonder le marché national. « Certains importateurs utilisent des registres de commerce loués pour importer et éviter de payer des taxes à l’Etat. Cette méthode leur permet de pratiquer des prix bas par rapport à Mittal Steel. Le gouvernement doit protéger la production nationale », estime un autre représentant des travailleurs, contacté par tsa-algerie.com

Les travailleurs reprochent à Mittal Steel d’avoir manqué à ses engagements en matière d’investissements et d’amélioration des conditions de travail en Algérie. « Si voulons être compétitifs, il faut renouveler et moderniser les machines », ajoute le même représentant des travailleurs.
La direction du complexe d’El Hadjar n’était pas joignable mardi en début d’après-midi pour connaître sa réaction sur ce mouvement social.

Le complexe d’Al-Hadjar d’Annaba, ancienne propriété de l’Etat algérien, avait été racheté à 70% en octobre 2001 par l’indien Ispat, une entreprise du groupe Mittal.source TSA

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