Archive de la catégorie ‘Actualité algérienne’

Hamid Ferhat au Courrier d’Algérie:«Béjaïa est marginalisée»

Lundi 11 mai 2009

Le président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaia a tracé à travers cette interview un tableau peu reluisant sur la situation économique de cette région.

Quel diagnostic faites-vous de la situation économique au niveau de cette wilaya ?

Ferhat Hamid: Catastrophique. Lors de notre première session tenue les 1er et 2 mars 2008, l’ensemble des élus de l’APW ont fait ce diagnostic et nous sommes même arrivés à parler de la marginalisation de cette wilaya. Sans exagérer, je peux actuellement dire que nous cumulons facilement une décennie de retard par rapport aux autres régions du pays. D’ailleurs c’est le constat qu’a fait le premier magistrat du pays lors de sa campagne électorale pour son troisième mandat, ici même à Béjaïa.

Voulez-vous donner plus de détails ?
Ecoutez, cette wilaya n’a bénéficié d’aucun projet structurant pendant des années où on a fait dans le replâtrage. Maintenant que le premier magistrat a promis à cette wilaya un programme de rattrapage de 265 milliards de dinars, nous attendons à ce que cette promesse soit tenue. Le peu d’entreprises publiques qui restent dans cette région ont connu des remous voire même des tentatives de «bradage» comme cela a été qualifié par certains syndicalistes. Je vous cite le cas de l’ex-COGB qui était un fleuron de l’industrie au niveau national, cette société a été, c’est le mot, bradée à un privé qui traverse actuellement de graves problèmes. Pourtant l’argument avancé avant sa vente était de rendre cette entreprise plus performante et on assiste à tout à fait le contraire.

L’autre exemple est celui de l’ENMTP qui est spécialisée dans la fabrication de grue. Comment se fait-il qu’une telle entreprise a failli être cédée au dinar symbolique à un soit-disant opérateur privé qui est lui-même redevable auprès de cette même entreprise qui reste la plus performante sur le continent. Heureusement et grâce à toute l’Assemblée de wilaya qui a pris le dossier en main, le Premier ministre a réagi suite à notre rapport et bien entendu à la mobilisation des travailleurs de cette entreprise qui ont su déjouer ce bradage de trop.

Je tiens à vous faire rappeler aussi la tentative de vente de cette même entreprise à un étranger (Jack Rif) qui n’avait pas les fonds nécessaires pour son acquisition. Au sujet de cet étranger, je me demande comment il a eu l’accord de principe de la part de la banque islamique qui lui a promis de financer une partie de son projet d’achat lorsqu’on sait que notre pays est actionnaire dans cette même banque et qu’il n’a jamais bénéficié de quoi que ce soit.

Suite à cette lettre de l’APW, l’ENMTP bénéficie d’un plan de charge émanant du ministère de l’Intérieur lequel plan de charge permettra à coup sûr la pérennité de cette entreprise. Nous avons aussi avisé le Premier ministre sur la situation qui prévaut au niveau à l’ex-COPEMAD actuellement EPLA que le conseil d’administration veut céder à 100 milliards de centimes contre l’avis des travailleurs.

Il y a quelques jours l’entreprise ALFADITEX elle aussi a connu quelques remous suite à la décision de ses responsables de procéder à des augmentations de salaires de ses cadres sans intégrer dans cette augmentation les travailleurs. Grâce aussi à la mobilisation des travailleurs de cette entreprise et au soutien apporté par notre assemblée, la direction d’ALFADITEX a finalement revu à la hausse les salaires de cette catégorie de travailleurs.

Au sujet des projets structurants, l’ex-wali a déclaré avant son départ que l’étude du projet de la pénétrante était achevée et il ne reste plus qu’à passer aux travaux de réalisation. Lors de la campagne électorale, certains responsables politiques à l’échelle locale ont même dit que le projet est sur la table de l’agence nationale des autoroutes.

Où en est réellement ce projet ?
Nous avons assez des idées mystificatrices, donc nous avons assez du mensonge. Cette fameuse pénétrante n’est qu’au stade théorique, c’est-à-dire au stade de l’idée. Ce projet ou cette idée plus exactement est au niveau de l’étude de la commission des marchés pour ensuite une fois l’aval donné par cette commission des marchés atterrisse au niveau d’un bureau d’étude. Cela risque de prendre plusieurs années, alors parler de sa réalisation au stade ou nous en sommes relève de la mystification comme je vous l’ai dit.

Je tiens à rappeler que le ministre des Travaux publics n’a jamais mis les pieds dans cette wilaya pour parler d’un tel projet. La seule fois où Ghoul s’est déplacé dans cette région, c’était malgré lui et suite à l’éboulement qui a eu lieu au niveau du tunnel d’Aokas en 2008. On annonce à chaque «prochaine» inauguration du barrage de Tichihaf mais chaque année cette fameuse inauguration est ajournée sine die, pourquoi ? Le projet de ce barrage date de 1988 et il devait être réalisé par une société de l’ex-Yougoslavie avec un financement d’une banque koweitienne.

Le hasard a voulu que la Yougoslavie disparaisse en tant qu’Etat ce qui a annulé le contrat avec l’entreprise retenue pour cette réalisation mais plus grave encore le Koweït a revu sa position en se retirant du financement de ce projet et ce suite à la position floue prise par notre pays pendant l’invasion de l’Irak contre ce pays en 1991. Quelques années après, plus exactement en 2003, nous avons sollicité l’agence nationale des barrages (ANB) pour la reprise des travaux par COSIDER. Actuellement le véritable problème réside dans les travaux d’adduction qu’il faut établir pour que les communes situées sur les deux rives de la Soummam puissent bénéficier en matière d’alimentation en eau potable.
Vu l’état désastreux des réseaux d’alimentation au niveau de ces communes il faudra entièrement changer cela ce qui risque de durer une éternité.

L’extension du port, le CHU, le rail sont aussi des projets qui propulseront sur le plan économique cette région qui accumule comme vous l’avez dit un retard de dix ans ou plus ?
Ce que les hommes tentent d’enlever à cette région, sa situation, géographique et ses atouts naturels font que cette wilaya demeure toujours incontournable sur tous les plans notamment économiques. L’extension du port est impossible après l’installation de plusieurs entreprises à l’intérieur même de la structure portuaire.
Mais la nature a voulu que ce même port soit choisi comme principale porte à la prochaine autoroute maritime et ce n’est pas un simple hasard que les spécialistes en la matière avaient opté pour un tel choix et ce sans parler des performances réalisées par l’entreprise portuaire de Béiaïa ( (EPB) classé 2e au niveau national après celui d’Alger.

Quant au CHU je tiens à vous informer que l’APW a donné son accord pour une enveloppe de 45 milliards de centimes pour les aménagements nécessaires au niveau de l’hôpital Khellil Amrane retenu pour accuellir provisoirement les étudiants de troisième année de médecine en attendant la réalisation d’un véritable CHU.

On a beaucoup parlé des zones d’expansion touristique (ZET) mais… Théoriquement il existe huit ZET mais je me demande pourquoi centraliser ce secteur et ne pas laisser les compétences locales agir pour un réel développement d’un tel secteur qui peut être générateur d’emploi et de richesse. L’agence nationale de développement du tourisme est un État dans l’État; tout est centralisé au niveau de cette agence et rien ne se fait de concret. Nous avons des cadres qui aiment leur pays, qui sont des nationalistes, et à qui il faudra juste donner cette chance de travailler et tout rentrera dans l’ordre.

La ville de Béjaïa connaît un grave déficit en matière de logement social à cause dit-on de l’absence d’assiettes de terrains; cet argument est-il réellement le seul qui provoque une telle crise ?
Je vous dit honnêtement que cet argument ne tient pas la route pour la simple raison que lorsque il s’agit de construire des promotions immobilières, le terrain existe mais dés lors qu’il s’agisse du logement social on brandit cet alibi lié à un soi-disant manque d’assiette foncière.

Je lance un appel aux élus de la ville pour se soulever contre l’attribution des logements sociaux sur dérogation de l’administration puisque les députés de cette région brillent par leur absence à tel point que les citoyens les ont complètement oubliés.

aiche techoufe

Dimanche 10 mai 2009

le president de l’apc d’amizour dans son intervention à la radio locale (soummam) a repondu a la question d’un citoyen sur la situation des routes de la commune les « gens sont des voleures et des monteures »

Kendira:La population ferme la RN75 .

Dimanche 10 mai 2009

Les habitants de la commune de  Kendira ont fermé à la circulation la Route nationale 75 au niveau du village Amarat (Barbacha), aujourd’hui, pour  exiger la poursuite des travaux d’aménagement et de revêtement du tronçon menant jusqu’à leur localité et  qui n’est pas retenu dans ce projet de réhabilitation de cette RN75.

Très tôt ce matin,  ce sont plusieurs centaines de personnes qui se sont déplacées par tous les moyens de transport jusqu’à Amarat, lieu choisi pour bloquer la circulation jusqu’à l’heure actuelle.

Selon des informations, une délégation représentant les villageois contestataires devrait être reçue par le wali. La suspension de cette action de protestation  qui a débuté dès 9 h, dépendra des  réponses que réservera le Chef de l’Exécutif

Karim Tabbou à Tizi Ouzou

Samedi 9 mai 2009

« Il faut une nouvelle élite politique »

Le premier secrétaire du Front des forces socialistes (FFS) a réitéré, jeudi dernier à Tizi Ouzou, la disponibilité de son parti pour des alliances avec les personnalités et les forces politiques autonomes.

Dans une allocution prononcée à l’ouverture de la rencontre régionale des militants du FFS et à laquelle étaient conviés des étudiants et des adhérents de l’école de formation politique Ali Mecili, Karim Tabbou a rappelé que le FFS, qui s’était déjà associé, dans le passé, avec « toute la classe politique » dont le FLN, le RCD et les islamistes, est prêt à s’allier avec les personnalités politiques dont l’engagement en faveur de la paix et de la démocratie ne souffre d’aucun doute. « Nous sommes en train de payer les conséquences des choix politiques désastreux pour le pays. Nous devons recréer la politique avec une nouvelle élite », a plaidé l’orateur, ajoutant : « Les Algériens sont en attente d’une alternative politique de changement. Aujourd’hui, l’élite nationale est mise en demeure d’engager une réflexion profonde et sérieuse pour construire une alternative démocratique (…) Le peuple veut le changement. Il incombe à l’élite non compromise avec le régime de trouver les modes d’organisation et d’action qui permettent un regroupement des forces du changement. » Il précisera : « Il ne s’agit pas d’additionner des sigles ou d’organiser un carnaval prétendument pluraliste de l’opposition (…) Nous voulons que le peuple algérien casse la gangue des archaïsmes dans laquelle on cherche à l’enfermer, desserre l’étau de la pauvreté et de la répression qui l’empêche de vivre et de respirer, prenne conscience de sa force et devienne le moteur déterminant du changement. » Revenant sur l’élection présidentielle du 9 avril, il a souligné : « Ce scrutin a été vécu comme une énième violence faite au peuple algérien.

Il a subi cette élection. Il a été révolté par l’impudence et l’impudeur qui ont marqué les résultats officiels. Une fraude gigantesque et sans pareille qui se voit transformée en victoire, avec la bénédiction de l’Elysée et d’autres gouvernements occidentaux. C’est une élection contre le changement. » Pour Karim Tabbou, « si au sein du régime les choses sont figées, dans la société les choses bougent », argue-t-il. « Un cap psychologique a été franchi tant par l’élite que par la société. Les Algériens ont bien vu que cette élection a été un acte de guerre contre eux. Ils sentent bien que les relations entre le pouvoir et la population ne peuvent être que de l’ordre du conflit et de l’affrontement. Ils ont bien senti que ce régime assume la violence de sa gestion et de son projet et qu’il se donne les moyens de son action. » Le premier secrétaire du FFS a annoncé par ailleurs la constitution d’un collectif d’avocats qui aura pour mission de défendre les travailleurs, les associations et les personnes victimes de toutes sortes de dépassements. « Nous recevons quotidiennement des dizaines de requêtes de citoyens sollicitant l’intervention des partis politiques », a noté Karim Tabbou, dénonçant au passage « les saisonniers politiques » qui ne se manifestent , selon ses dires, qu’à l’occasion des rendez-vous électoraux.elwatan

A quand le bilan et la date précise de la levée de l’état d’urgence ?

Lundi 4 mai 2009

Le peuple ALGERIEN aspire à un changement réel du régime qui n’a produit que de la négation et s’il y a bien un évènement important qui puisse rassembler tous les citoyens dans leur grande majorité, c’est bien la connaissance effective de
la DATE PRECISE de la levée de l’état d’urgence instaurée par la junte militaire en place depuis 1991. Nous actuellement les méfaits de l’état d’urgence vis-à-vis de la société et nous savons qu’il est illégitime et qu’on s’en est servit non pas pour assurer la sécurité du citoyen ou pour un quelconque ordre social, mais plutôt pour arrêter le processus démocratique initié en 1989. L’état d’urgence a privé le citoyen de vivre en toute liberté et de choisir son destin, associer à cela une société prise en otage par des dirigeants incompétents, imprévoyants qui DEPUIS environ 18 ANS ont fait subir au peuple la misère, la manipulation et le mensonge sans aucune perspective à court, à moyen et à long terme dans tous les domaines : politique, social, économique et culturel.

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