Archive de la catégorie ‘Non classé’

Tonic emballage. Le tribunal de Blida prononce la mise en faillite(ELWATAN)

Mercredi 24 juin 2009

L’affaire Tonic Emballage arrive enfin à son dénouement après plusieurs années d’instruction, avec la décision de mise en faillite pour cessation de paiement prononcée le 14 juin par le tribunal de commerce de Blida, sur l’assignation d’un de ses créanciers, la Banque de l’agriculture et du développement rural (BADR).

C’est un juge-commissaire secondé par deux contrôleurs qui se chargeront, en application des articles 235 et 240 du code de commerce, de la poursuite de l’activité du complexe papier et emballage de Bou Ismaïl, en remplacement du séquestre judiciaire, dont la gestion très controversée dure depuis mars 2005.

La mise en faillite, ainsi prononcée, ouvre la voie à une nationalisation pure et simple du complexe devenant la propriété exclusive de la BADR qui est, il est bon de le rappeler, une banque à capitaux exclusivement publics.

Mais comme une récente disposition de la loi sur la monnaie et le crédit, promulguée dans le sillage de l’affaire Khalifa, interdit aux banques algériennes de détenir du capital dans une de leurs entreprises domiciliataires, tout porte à croire que le gouvernement procédera prochainement à une nouvelle répartition du capital de Tonic Emballage avec, probablement, l’éviction de la BADR et l’entrée de nouveaux actionnaires qui pourraient être des banques ou autres partenaires qu’ils soient de statut public ou privé.

C’est, selon toute vraisemblance, vers une privatisation sous forme d’ouverture de capital à d’autres acteurs économiques que l’on s’achemine.

Une action qui ne manquera évidemment pas de susciter les convoitises de nombreux opérateurs économiques et hommes d’affaires, aussi bien nationaux qu’étrangers, tant le complexe dispose d’atouts managériaux majeurs.

Il peut en effet à lui seul assurer l’autosuffisance du pays en papier et en emballage de qualité, voire même dégager d’importants excédents à l’exportation. Il a été conçu et réalisé selon les normes internationales en vigueur, ce qui est de nature à faciliter le placement de ses produits sur les marchés étrangers.

En phase d’exploitation optimale, il pourrait atteindre jusqu’à 15 milliards de dinars de chiffre d’affaires par an. A noter que les créances de la BADR sur Tonic Emballage, objet de la saisine du tribunal commercial de Blida, sont constituées d’environ 20 milliards de dinars, au titre des intérêts échus et de près de 60 milliards de dinars au titre du principal.

Des dettes garanties à 120% par les actifs de Tonic Emballage, selon les rapports des audits externes (KPMG, INPED), dont le tribunal de Blida n’a apparemment pas tenu compte en prenant option pour la faillite.

CARICATURE DE JOUR

Mardi 23 juin 2009

CARICATURE DE JOUR dans Actualité algérienne 3513

Amizour : Le don de 4 500 livres récupéré au port

Mardi 23 juin 2009

Le don de 4 500 livres offerts par la médiathèque intercommunale de Pézenas en France, est enfin débloqué au niveau du port de Béjaïa, avons-nous appris de l’exécutif communal d’Amizour.

Le lot a été récupéré au niveau du port dimanche dernier, en présence des représentants des secteurs concernés. « Nous remercions toutes les autorités qui se sont impliquées pour nous faciliter la tâche et récupérer ce don important de livres. Un terrain d’entente a été trouvé avec les services des douanes pour faire aboutir cette opération d’intérêt public. L’APC d’Amizour a payé une somme symbolique estimée à 27 000 dinars comme amende pécuniaire. Nous devons également remercier votre journal pour avoir évoqué l’affaire de ces titres restés otages depuis le 14 novembre 2007, date de leur arrivée », nous déclare M. Salem Mammeri, P/APC d’Amizour. Maintenant que le problème du dédouanement et de l’enlèvement est résolu, cet important arrivage de titres de divers domaines enrichira grandement la bibliothèque municipale qui renferme actuellement plus de 3000 livres. Les bibliothécaires exerçant au sein de cet espace de lecture ont déjà entamé le travail de classification au grand bonheur des amoureux du livre.ELWATAN

Comment Achour Abderrahmane a dilapidé l’argent de la BNA ?

Mardi 23 juin 2009

achourabderahmane.jpgLe procédé utilisé pour subtiliser 21 milliards de dinars de la Banque nationale d’Algérie (BNA) consiste en la création légale d’au moins 9 entreprises fictives, gravitant autour d’une société principale, National A+ qui, elle, existe sur le terrain. La deuxième étape consiste en l’ouverture de 12 comptes: 9 à Cherchell, 2 à Koléa et 1 de National A+ à Bouzaréah. Puis vient la troisième étape durant laquelle interviennent les dépôts de chèques au nom de National A+ pour encaissement au profit des différentes sociétés fictives gérées par Achour par procuration. La quatrième étape consiste à laisser en suspens entre les agences toutes les écritures dans le but de laisser les opérations sans suite et assurer à Achour l’encaissement des chèques alors que les comptes ne sont pas approvisionnés. De Bouzaréah, les chèques sont transférés d’un compte à un autre d’une agence à une autre, jusqu’à ce qu’ils arrivent à Koléa où dans 80% des cas, ils sont encaissés et sortis dans des cabas, pour ne pas dire des camions, parce qu’il s’agit d’importantes sommes. Dans chacune des étapes, les accusés ont un rôle bien déterminé à jouer pour mener à bien ce procédé diabolique digne de la maffia italienne.

L’organisation est structurée autour de 14 membres, dont la tête pensante ou le commanditaire est Achour Abderrahmane, secondé par un lieutenant, Ainouche Rabah, des proches, Settouf Djamel et Settouf Baghdad et avec comme homme de confiance et de mission Mustapha Moaci. Achour n’aurait pris un sou de la banque si les directeurs des agences, ces employés chargés de veiller à la protection des deniers publics, ne l’avaient pas aidé par leur complicité et si les cadres dirigeants comme le PDG, l’inspecteur général ainsi que les commissaires aux comptes, n’avaient pas été négligents. Chacune des accusations d’association de malfaiteurs, d’escroquerie, de dilapidation de deniers publics, de négligence ayant occasionné la dilapidation de deniers publics et le faux en écritures bancaires ont été toutes décortiquées pour être justifiées et présentées comme irréfutables.  Synthèse d’El Watan

Algérie-ONU: Grave revers pour la diplomatie algérienne à Genève

Dimanche 21 juin 2009

Alkarama for Human Rights.

L’institution nationale des droits de l’homme (INDH) algérienne, présidée par Me Farouk Ksentini, a été rétrogradée par le Comité international de coordination des institutions nationales (CCI). Cette décision constitue un revers cinglant pour la diplomatie algérienne qui n’a pas ménagé ses efforts pour discréditer les organes et les experts de l’ONU ainsi que les ONG et les militants des droits de l’homme engagés dans le dossier algérien.

L’accréditation par le CCI n’est octroyée qu’après examen du respect par les INDH des « Principes de Paris  » qui déterminent le cadre de leur action. Après avoir obtenu cet agrément en 2003, la Commission Nationale Consultative de Promotion et de Protection des Droits de l’Homme (CNCPPDH) a réitéré sa demande, cinq ans plus tard, en janvier 2008, conformément au règlement. Le Sous-Comité d’accréditation du CCI lui a fait part au mois d’avril 2008 de son intention de la déclasser et de la rétrograder au statut « B » pour non-conformité avec les « Principes de Paris « . N’ayant pas fait suite aux demandes du Sous-Comité, la CNCPPDH vient donc de perdre son accréditation.

Cette accréditation est d’une grande importance pour les institutions nationales des droits de l’homme car elle leur permet d’agir à divers niveaux de l’ONU: Elles peuvent participer aux sessions et aux travaux du Conseil des droits de l’homme, prendre la parole devant lui sur tous les points de l’ordre du jour en qualité d’entité indépendante et entrer en relation avec ses divers mécanismes. L’institution nationale accréditée peut également soumettre des déclarations écrites, diffuser une documentation portant la cote que les Nations Unies leur ont assignée et agir auprès des organes conventionnels et les procédures spéciales de l’ONU.

Alkarama avait pour sa part présenté le 5 février 2009 au Sous-Comité d’accréditation ses observations relatives à la nature et l’action de la CNCPPDH. Elle avait notamment relevé la dépendance de la Commission à l’égard du pouvoir exécutif, l’absence de transparence dans la nomination de ses membres, le manque de coopération avec les organes de l’ONU et avec les ONG indépendantes de défense des droits de l’homme. Plusieurs de ces observations ont été reprises dans la note que le Sous-Comité d’accréditation a présenté au Comité international de coordination des institutions nationales (CCI).

Il faut rappeler que les délégués algériens à l’ONU ne laissent passer aucune occasion pour décrier les positions des organes de l’ONU, particulièrement celles des experts indépendants et des procédures spéciales. Les ONG et les militants des droits de l’homme n’ont pas manqué de relever le rôle particulièrement actif joué par l’Algérie en 2007 lorsque certains pays, parmi les plus répressifs de la planète, ont tenté d’imposer un « code de conduite » très restrictif destiné à entraver l’indépendance des experts chargés d’enquêter sur les violations.

L’Algérie, par la voix de son représentant permanent auprès de l’ONU, s’est particulièrement distinguée dans cette entreprise. Ce dernier avait notamment défendu le projet de créer un « comité éthique » pour juger les experts de l’ONU qui ne respecteraient pas ce code lorsqu’ils visitent des pays accusés de violations. Finalement, le texte final voté n’a pas repris les propositions les plus contraignantes proposées notamment par l’ambassadeur algérien, tout en réduisant l’action des experts qui constituent pourtant la clé de voûte des mécanismes onusiens de protection des droits de l’homme.

Il est manifeste que, bien qu’elle ait ratifié un grand nombre de traités internationaux, l’Algérie n’en respecte pas les principes de manière satisfaisante mais surtout ne prend pas au sérieux ses organes de surveillance. Les dérapages verbaux se sont multipliés lors de l’examen des rapports périodiques par les Comités des droits de l’homme et contre la torture.

Me Ksentini, président de la CNCPPDH, institution supposée coopérer avec les organes de l’ONU mais également relayer leurs conclusions et recommandations a qualifié les observations du Comité des droits de l’homme d’ » affabulations à haut débit et qui relèvent de la bouffonnerie»[1] ajoutant que ce comité « avait dans le passé pris fait et cause pour le terrorisme contre l’Algérie ».[2] Il refuse catégoriquement la visite de rapporteurs spéciaux sur la torture ou les exécutions extrajudiciaires, sommaires et arbitraires.

Au plus fort de la violence subie par la population dans les années 90, avec ses cortèges de disparitions forcées, d’exécutions sommaires et de victimes de torture, la diplomatie algérienne avait réussi à paralyser l’action de l’ONU disposée alors à demander l’ouverture d’une enquête internationale indépendante sur les massacres et autres violations graves des droits de l’homme commises par les forces de sécurité tous corps confondus.

Toujours sous le régime de l’état d’urgence depuis 17 ans, la diplomatie algérienne subit aujourd’hui les contre-coups de son attitude. Les observations des deux Comités de l’ONU en octobre 2007 et mai 2008 rappellent que les commanditaires des disparitions forcées et des massacres n’ont à ce jour pas été appréhendés ni sanctionnés.

En définitive, la rétrogradation de la CNCPPDH par le CCI constitue à n’en pas douter un revers particulièrement grave qui entache une fois de plus la crédibilité de l’Algérie en matière de droits de l’homme.(algerie watche)

[1] Farouk Ksentini: Il n’y a pas de prisons secrètes en Algérie, par Djamel B., Le Quotidien d’Oran, 4 novembre 2007.
[2] idem.

Madrid refuse le visa à deux syndicalistes algériens

Dimanche 14 juin 2009

Achour Idir, président de la Coordination des lycées d’Algérie (CLA) et Rachid Malaoui, président du Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap), n’ont pas pu assister au 16e congrès ordinaire de la Confédération générale du travail (CGT) espagnole, qui s’est tenue à Malaga du 4 au 7 juin 2009.

Les deux syndicalistes ont été dans l’impossibilité de répondre à l’invitation de leurs camarades espagnols en raison du refus opposé à leur demande de visa par le consulat d’Espagne en Algérie. Les deux syndicalistes ont dû être abasourdis par ce refus de visa qui était pour le moins inattendu. La CGT espagnole a vivement protesté contre ce refus d’octroyer des visas à des syndicalistes algériens qu’elle avait formellement invités. Le syndicat a adressé à l’ambassadeur d’Espagne en Algérie, Gabriel Busquets Aparicio, une lettre de protestation contre le refus d’accorder des visas à «M. Achour Idir, président du CLA, et à M. Malaoui Rachid, président du SNAPAP».

Ces camarades, indique la lettre de la CGT datée du 8 juin 2009 et signée par José Pascual Rubio Cano, secrétaire aux relations internationales, ont « été formellement invités par notre organisation pour assister au congrès, mais leur présence n’a pas été possible car le gouvernement espagnol, à travers son ambassade en Algérie, leur a refusé les visas nécessaires pour entrer en Espagne». La Confédération générale du travail (CGT) accuse l’ambassade d’Espagne à Alger de porter atteinte à la liberté syndicale et à la libre circulation des personnes.

«Le refus des visas a empêché la présence de ces camarades à notre congrès. Nous considérons le comportement de cette Ambassade comme une attaque à la liberté syndicale dans un cadre international et comme une négation injustifiée de la circulation des personnes». Le secrétaire aux relations internationales de la CGT a demandé à l’ambassade espagnole des «explications sur sa conduite». Le responsable de la CGT espagnole dit avoir reçu un appel téléphonique du consulat donnant pour excuse pour le refus d’accorder les visas, «le manque de données, comme la date de naissance d’un des camarades».

«Une agression intolérable»

L’argument a de quoi étonner, comme si une information aussi essentielle pouvait manquer dans le dossier de visa. En outre, s’il manquait cette information chez un des syndicalistes, pourquoi le rejet de visa pour les deux ? En tout cas, l’argumentaire du consulat espagnol n’a guère convaincu le responsable de la CGT qui continue de dénoncer une «agression intolérable».

En France, la secrétaire générale du syndicat «Solidaire», Annick Coupé, a adressé une lettre de protestation à l’ambassadeur d’Espagne à Paris, en qualifiant le refus d’accorder des visas aux deux syndicalistes comme une «atteinte aux droits humains en général et à la liberté syndicale». Selon Annick Coupé, ce refus d’accord les visas constitue en Europe «une nouveauté détestable» que même les «gouvernements réactionnaires du continent» n’ont pas osé faire. Pour Annick Coupé, il est encore plus insupportable que cette mesure vienne d’un gouvernement qui se «proclame socialiste».(Le Quotidien d’Oran)

Les psychologues tiendront des sit-in

Dimanche 14 juin 2009

Les psychologues réinvestiront la rue ce mardi en organisant un sit-in devant le siège du ministère de la Santé. Hier s’est achevé l’ultimatum fixé par le Syndicat national des psychologues (Snapsy) afin que leur tutelle propose une issue favorable à leurs doléances.

Mardi, un sit-in des psychologues de la Fonction publique sera tenu devant le siège du ministère de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière à partir de 10h. Le lendemain, à la même heure, une action de protestation , de même type, sera observée par cette corporation, au siège de la Fonction publique.

C’est ce qu’a décidé le conseil national du Syndicat national des psychologues (Snapsy) après qu’aucun engagement n’ait été respecté par leur tutelle. En effet, après sa rencontre avec le ministre de la Santé, début juin, le Snapsy a résolu de suspendre sa grève cyclique de chaque semaine, mais pour une période limitée dans le temps.

Période qui s’est achevée hier mais n’ayant amené aucune avancée pour les psychologues « Nous avons décidé de geler momentanément notre action, du fait que le ministre de tutelle nous a promis de revoir notre classification au niveau de la direction générale de la Fonction publique », avait expliqué le président du Snapsy, Khaled Keddad, lequel avait également expliqué qu’ils comptent reprendre leur mouvement de protestation le 13 juin, soit hier si les engagements ne sont pas respectés. Aussi, face à l’inertie de leur situation, les psychologues ont mis à exécution leur ultimatum.

Ces psychologues, défendant l’accord signé entre le syndicat et le MSPRH concernant leur demande de passer de la classification 12 à la catégorie 13, ne désarment pas. Ils demandent également l’ouverture immédiate des négociations sur le régime indemnitaire.

« Nous ne comptons en aucun cas faire un pas en arrière, bien au contraire nous allons continuer à faire pression sur les pouvoirs publics jusqu’à obtention de gain de cause », affirme le président du Snapsy.

Pour rappel, la plateforme des revendications de ce syndicat porte essentiellement sur « l’élaboration d’un statut particulier en collaboration entre le partenaire social et l’administration, la mise en place d’un système indemnitaire en harmonie avec les conditions particulières liées à l’exercice de la profession du psychologue, le règlement de la situation administrative du personnel contractuel, ou en activité sous contrat pré- emploi, la garantie du droit à la promotion dans le déroulement de leur carrière, assurer l’équipement dans les salles de visite, garantir aux psychologues le droit de représentativité au sein des conseils d’administration et autres conseils scientifique et médical ».(le midi libre)

Ould Kablia à propos des évènements de Berriane «C’est le FFS qui crée les troubles»

Dimanche 14 juin 2009

«Les autorités publiques ne comptent pas céder aux pressions du parti de Hocine Aït Ahmed», a mis en garde Daho Ould Kablia.

Le Front des forces socialistes au banc des accusés. Le verdict est tombé hier. Il est prononcé par le ministre délégué chargé des Collectivités locales, M. Daho Ould Kablia.

«Un groupe appartenant au FFS est derrière les tentatives de troubles survenues dernièrement dans la wilaya de Ghardaïa», a-t-il lancé à la presse, en marge de la journée parlementaire de l’enfance, tenue au Sénat.

Le ministre souligne que les autorités ont des preuves sur l’implication de ce parti, lequel tient à faire pression pour infléchir la justice sur ce qui est communément appelé l’affaire Mohamed Baba Nedjar, militant des droits de l’homme membre actif du parti de Hocine Aït Ahmed condamné en appel à la réclusion criminelle à perpétuité pour homicide volontaire.

Un verdict rejeté par le parti qui a parlé de manipulation contre sa formation dont le but est « d’effrayer toute personne en quête de liberté et de démocratie ». Il montera au créneau par le biais de déclarations et de communiqués diffusés par la presse dans lesquels il appellera à demi-mot les Algériens à la riposte.

«Devant cette situation, il ne reste plus à la famille de Mohamed Baba Nadjar et à tous les Algériens victimes de l’arbitraire de cet appareil judiciaire, qu’à demander à tous les Algériens dignes, à toutes les personnalités honnêtes, aux opposants politiques, aux militants des droits de l’homme de terrain et aux journalistes indépendants, à oeuvrer tous ensemble sans lassitude et sans répit, à débarrasser les Algériens et rapidement, du véritable responsable de cette injustice et de ces souffrances », a-t-il appelé dans un communiqué rendu public au terme du procès polémique.

Pour le FFS, l’Etat a utilisé l’appareil judiciaire pour réprimer toutes les libertés et toutes les revendications légitimes et pacifiques, poussant ainsi les Algériens soit à la soumission, soit à tomber dans les pièges de la drogue ou de l’opposition radicale en rejoignant les maquis, ou enfin au suicide et à la « harga » avec au bout, la mort certaine en mer. A Berriane, une partie des commerçants a répondu à l’appel de la grève générale.

La région est sous pression depuis l’annonce du verdict. Une ambiance qui vient rompre avec le calme prudent qui y régnait depuis une année. Du côté des officiels comme du côté du FFS, le bras de fer n’est pas près de trouver son épilogue. La riposte des autorités ne s’est pas fait attendre.

Ces dernières ont fait savoir qu’elles ne comptent pas céder aux pressions du parti de Hocine Aït Ahmed met en garde M. Daho Ould Kablia. Première riposte : plusieurs membres de la fédération du FFS ont été arrêtés ce week-end. Ils sont passés hier devant le procureur de la République, accusés d’être les instigateurs des troubles.

Selon Tabbou, un groupe de 17 militants du parti dont des élus sont convoqués à Ghardaïa sans « motif apparent» et devraient répondre d’une série d’accusations. Hier, M. Ould Kablia a tenu à dissocier ces événements des émeutes qui ont frappé de plein fouet la ville de Berriane ces deux dernières années.

Si les premiers sont d’ordre politique, les émeutes s’expliqueraient davantage, selon lui, par des problèmes socioéconomiques que par des manipulations politiques. «La manipulation existe mais n’est pas importante».

Les incidents ont pour élément déclencheur des réactions de pulsion, avait-il affirmé récemment sur les ondes de la Chaîne III Pour ce même responsable, «la violence cyclique est due au fait qu’il y a eu mort d’homme lors des derniers affrontement : 5 décès à déplorer en quelques mois».

Mais les raisons de ces conflits sont à chercher dans l’histoire de Berriane. Les populations arabophone et ibadite sont à peu près d’égale importance.

Au fil des années, ces populations se sont imbriquées. Le chômage et la mal-vie se sont aggravés et ont eu une incidence négative, beaucoup plus chez les malékites que chez les ibadites qui ont un comportement généralement plus formaté.(L’Expression)

Des dizaines d’arrestations au quartier Kef Hamouda

Samedi 13 juin 2009

Sitôt le calme ramené, après deux nuits de violents affrontements entre les forces de l’ordre et des jeunes du quartier de Kef Hamouda, une opération a été mise en branle, jeudi vers 12h, conjointement par le groupe d’intervention rapide de la Gendarmerie nationale et les forces antiémeutes de la Sûreté nationale qui ont déployé un nombre impressionnant de ses éléments, dans le périmètre dit Echâaba.
Ce bout de quartier, véritable chaudron, a vécu les plus violents incidents de ces deux journées d’émeutes et c’est précisément là que les plus graves blessés ont été recensés parmi les éléments des forces de sécurité.
Rappelons qu’un officier de gendarmerie a perdu à jamais l’usage d’un œil, atteint par un bout de métal, alors que trois autres ont été brûlés à divers degrés par des cocktails Molotov projetés des terrasses.
Après avoir systématiquement quadrillé et bouclé le quartier, les éléments des forces de sécurité conjointes ont commencé à investir les habitations ciblées, en déclenchant un feu nourri de grenades lacrymogènes et procéder à des arrestations. L’opération s’est déroulée jusqu’à 17h.
Après 5 heures d’investigations et de recherches maison par maison, 52 individus ont été appréhendés et arrêtés.
Ils seront présentés aujourd’hui devant le procureur de la République de Berriane. Ils sont accusés de coups et blessures volontaires, détention d’armes blanches, attroupement armé et tentative de fermeture de la voie publique. Des dizaines de cocktails Molotov et des seaux pleins de bouts de métal, provenant de fer rond découpé en petits bouts, prêts à l’emploi, ont été découverts dans certaines maisons, et ce, en sus des barres de fer, des parpaings et amas de pierres amassés sur les terrasses. “C’est la preuve incontestable que ces incidents sont préparés, planifiés et prémédités”, nous déclare un officier de la gendarmerie.
Et d’ajouter : “Quand on aspire à vivre en paix, on ne constitue pas un stock de munitions chez soi.”
Cette opération a, semble-t-il, apporté ses fruits et a été accueillie avec soulagement par la population qui rejette la violence et souhaite vivre en paix.
“Nous sommes fatigués de cette violence qui n’apportera rien de bien à la population et à la ville de Berriane”, affirme Brahim B., sexagénaire et cadre supérieur dans une grande entreprise nationale. “Il est impératif que la violence sous toutes ses formes cesse, pour que la région puisse se développer et apporter une plus-value à la population.”
Il dira aussi que “Berriane est devenue effrayante aux éventuels investisseurs, même ceux qui étaient implantés ici depuis plusieurs décennies ont commencé à délocaliser vers des régions plus clémentes. Chaque cycle de violence emportera avec lui son lot d’industriels. La zone industrielle de Berriane, qui était connue et célèbre pour le dynamisme de ses activités, est en train de mourir, étranglée par les mains de ses propres enfants.” Reprenant son souffle, il assénera que “l’État doit aussi prendre ses responsabilités. Il a l’obligation de démasquer les coupables de cette tragédie et de les punir. Il faut que justice se fasse.”(liberté)

Farid Cherbal à l’école de formation du FFS (elwatan)

Samedi 13 juin 2009

« L’université algérienne doit être reliée à la cité »

L’université algérienne est en crise. Pour analyser le mal qui ronge depuis des années, voire des décennies l’université, l’enseignant chercheur et le syndicaliste Farid Cherbal a répondu favorablement hier à l’invitation de l’école de formation du FFS.

« L’université a été victime de l’absence de politique nationale de la recherche et de l’enseignement supérieur. Nous n’avons pas su lier l’université à la cité. Résultat : nos diplômes n’ont plus l’équivalence qu’ils avaient il y a quelques années avec ceux d’autres pays plus développés », souligne Farid Cherbal en précisant qu’en 1971 la réforme de l’enseignement supérieur a été l’unique révision mais a été stoppée en 1981. Une date durant laquelle « la crise est devenue endémique ». « C’est bien de faire des réformes, mais il faut aussi faire une évaluation de cette réforme. Durant les années soixante-dix, l’université a accueilli le premier flux d’étudiants représentant la génération post-indépendance, il aurait fallu prévoir un budget de formation digne de ce nom », a soutenu l’invité du FFS. « Ce budget est la base de la formation de l’étudiant, il s’agit d’un budget devant prendre en charge l’envoi de l’étudiant en stage de travaux pratiques dans des entreprises ou des institutions, et lui fournir des bourses d’études. Ce budget n’existe pratiquement plus chez nous, alors qu’il est de l’ordre de 10 000 euros en Europe par étudiant », indique le conférencier. Ce dernier évoque également, comme élément de la crise, l’absence de stratégie.

« Pourquoi forme-t-on dans ce pays ? L’université doit être au cœur de l’économie nationale et non produire des chômeurs », dit-il en relevant qu’à partir des années 1980 la remise en cause du système économique a été faite dans l’opacité, « ce qui a eu des conséquences sur l’université qui a perdu ses liens avec la vie économique ». Autre facteur fragilisant l’enseignement supérieur, celui de la mauvaise prise en charge de la question des langues. « Il ne faut avoir aucun complexe à utiliser les langues nationales, arabe et tamazight, en sus de l’anglais et du français, notamment dans les filières technologiques », a-t-il dit. M. Cherbal a également pointé d’un doigt accusateur la dissolution de l’Organisme national de la recherche scientifique (ONRS).

« On a dissous dans l’opacité totale le seul organisme qui encourageait la recherche scientifique et qui était un lieu de formation et de débat », a indiqué M. Cherbal avant de critiquer la désignation de l’encadrement des universités au lieu de son élection. « Il faut une démocratisation de la gestion de l’université, il est inadmissible de ne pas élire le recteur, les chefs de département et autres membres de l’encadrement universitaire. Selon les normes de l’Unesco, il faut des élections sur la base de programmes », a noté Cherbal Farid. Evoquant, par ailleurs, la fuite des cerveaux, le conférencier estime qu’il ne faut pas perdre de vue aussi, en sus de la fuite vers l’étranger, l’exil économique interne « des milliers d’étudiants ont choisi de travailler dans des entreprises étrangères établies en Algérie. Il faut garantir aux étudiants en post-graduation une bonne bourse, un logement et des conditions adéquates de travail », dit-il. Farid Cherbal ajoute que l’université privée n’est pas la solution à cette crise « la privatisation va échouer comme en Tunisie et en Egypte. Les Etats-Unis sont le seul pays à avoir réussi cela, car c’est en totale conformité avec sa formation sociale historique. Ce n’est pas le cas de l’Algérie ».

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