Hamid Ferhat: “54 milliards de DA sont nécessaires à la mise à niveau de la wilaya de Béjaïa”

8 juin 2009

Hamid Ferhat: “54 milliards de DA sont nécessaires à la mise à niveau de la wilaya de Béjaïa” dans Actualité algérienne 2138_71701

 Le président de l’Assemblée populaire de la wilaya de Béjaïa estime que les nouvelles dispositions du pouvoir seront mesurables à l’aune du volume des engagements qui seront consentis dans le cadre du «plan spécial» évoqué par le Président Bouteflika.  Hamid Ferhat, qui ne détient désormais plus l’exclusivité de ce constat, reconnu de la manière la plus officielle qui soit, évoque ici une wilaya aux multiples difficultés.

La Dépêche de Kabylie: Quelle évaluation faites-vous de l’état de la wilaya ?

Hamid Ferhat: Je vous dirais qu’il est préoccupant à plus d’un titre. Il est à l’instar de la situation générale du pays. Le désespoir et l’avenir incertain des Algériens paralysent toute la société. La déliquescence de l’Etat rongé par les corruptions morale et matérielle ainsi que le transfert, hors des institutions, du processus de décision, milite, plus que jamais, pour une large et nécessaire démocratisation du pays. Car la gravité de l’impasse dans laquelle se débat l’Algérie est telle que nous frôlons à chaque instant la dislocation. Pour revenir à notre wilaya, les dernières mises en difficulté, voire bradage, de près d’une dizaine d’entreprises publiques avec leurs lots de licenciements abusifs, révèle un occulte et injustifié processus de privatisation aux relents de prédation. Sur le plan des projets de développement, notre wilaya n’a connu l’inscription d’aucun projet structurant, au moins depuis quinze ans, hormis les quelques opérations routinières des infrastructures de base.

On parle quand même de certains grands projets comme la pénétrante, le CHU, l’extension du port…

Ces projets constituent la locomotive du développement économique et humain de notre wilaya. Près de dix ans qu’on crie l’urgence de leur inscription, mais seule une enveloppe de cent millions DA été jusque-là allouée pour dégager l’emprise de la pénétrante. Sinon ils restent à ce jour au stade de la revendication et d’ailleurs la position du gouvernement constituera un véritable test sur la volonté de réparer la marginalisation de Béjaïa que le chef de l’Etat a publiquement reconnue.

Cela veut dire que ce n’est pas demain la veille qu’on va rouler sur cette autoroute…

Il faut savoir que le cahier de charges de l’étude de la pénétrante est présentement au niveau de la Commission nationale des marchés. Nous espérons avoir son approbation d’ici un mois ou deux. Il y aura ensuite le lancement d’un avis d’appel d’offres pour trouver un bureau d’étude.

  

Les gens de l’administration chuchotent que les tous les élus du pays sont enclins à estimer leur wilaya en retard…

Savent-ils seulement qu’un fonds spécial pour les zones montagneuses existe depuis trois ans, sans avoir jamais été exploité, au contraire des fonds destinés au Hauts-Plateaux et au Grand-Sud. Je les laisse libres de leur jugement en leur faisant seulement remarquer que la wilaya de Béjaïa est à 84 % montagneuse…

Quel contenu doit, selon vous, prendre le plan spécial annoncé par Bouteflika lors de la campagne pour la présidentielle ? 

Dans les propositions nous sommes à 54 milliards de DA pour le plan spécial et 265 milliards de DA pour le plan normal. Même si le plan spécial représente les urgences et les opérations difficilement budgétisables, cela ne doit pas nous détourner de nos attentes dans le plan normal, car tous les deux nous éclairerons sur la hauteur des dispositions du gouvernement.

Le plan spécial constitue-t-il la budgétisation des projets retenus dans la “feuille de route” du wali ?

Il faut attendre de voir ce qui sera retenu et ce qui ne le sera pas.

C’est une des manières de savoir s’il s’agit réellement d’une mise à niveau de la wilaya ou du maintien de la marginalisation.

Bouteflika semble déjà sur le chemin de concrétiser une première promesse, sa visite est annoncée pour le mois de juillet dans la wilaya de Béjaïa…

Nous ne détenons aucune information sérieuse à ce sujet. Pour le moment, nous lui souhaitons seulement un prompt rétablissement.

Une année après son installation, quelle est votre évaluation de l’action du wali ?

Pour le bilan du wali, vous avez sans doute suivi le déroulement des débats lors de la dernière session de l’APW.

Il faut dire néanmoins qu’on ne peut pas parler du bilan d’un wali, quel que soit, par ailleurs, l’homme, dans l’état actuel des institutions. L’ampleur du retard et les besoins en développement qu’accuse notre wilaya ajoutés à la dilution de la responsabilité constituent  les plus grands obstacles au développement.

Les rapports administration-élus semblent néanmoins s’être sensiblement améliorés…

La conscience des élus auxquels je rends un grand hommage, et leur sens élevé de la responsabilité ont contribué à la sérénité de leur relation avec l’administration. Mais cela reste insuffisant, car les meilleurs rapports seront instaurés le jour où l’on respectera l’esprit et la lettre des dispositions constitutionnelles quant à l’émanation et la distribution du pouvoir. 

AMIZOUR:Les habitants d’Ighil-Ialouanen protestent.

6 juin 2009

Travaux non achevés et axe routier principal impraticable, tels sont les motifs d’un rassemblement avant-hier jeudi devant le siège de l’APC d’Amizour des habitants d’Ighil-Lalouanen et des localités limitrophes. Les contestataires dénoncent la galère qu’ils subissent quotidiennement suite à l’état dégradé du CW 158 sur le tronçon Aadjroud-Ighil Lalouanen, et aussi des travaux de démolition de la chaussée du réseau routier intervillage de cette localité banlieusarde engendrant un accès difficile et poussière asphyxiante.

Une galère qui a poussé ces habitants à manifester leur mécontentement devant leurs responsables locaux afin que ces derniers agissent rapidement et mettent un terme à cette situation. Dans cette foulée, l’exécutif de l’APC et à sa tête le premier responsable de la communes a tenu une rencontre avec les manifestants dans la salle de délibérations suivie d’un débat général.

A cet effet, le maire s’est porté garant pour que les travaux sur les axes démolis soient entamés dans l’immédiat, quant au tronçon délabré du CW 158, un avis d’appel d’offres a été lancé récemment.

Il est à signaler qu’outre cet appel au rassemblement des habitants de la banlieue Ighil Lalouanen, la contestation citoyenne ne semble pas s’estomper à Amizour, puisque un autre appel “anonyme” est affiché invitant les citoyens à se regrouper devant le siège de l’APC pour aujourd’hui.(la depéche de kabylie)

برلمان الجزائر مبني على مقاس السلطة وليس على تطلعات الشعب

6 juin 2009
نواب يحبون الولاة ويعشقون التلفزيون… هوايتهم رفع الأيادي
برلمان الجزائر مبني على مقاس السلطة وليس على تطلعات الشعب dans Actualité algérienne img-ombre-haut-droit
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هل يبقى واجب البرلمان، كما قال الدستور في مادته 100  »وفيا لثقة الشعب ويظل يتحسس تطلعاته » منذ بداية العهدة حتى نهايتها ؟ سؤال يحتوي في طياته الكثير من المهام والصلاحيات والأدوات التي توجد في يد الهيئة التشريعية، غير أن طريقة ممارستها من طرف نوابه وأحزابهم هي وراء هذا الفارق الذي جعل البرلمان بشهادة أهله يتحول إلى مجرد  »غرفة تسجيل » لبريد الحكومة. يمكن قول أي شيء عن البرلمان سوى أنه يمارس الرقابة بمدلولها الشعبي على أداء الجهاز التنفيذي، وذلك ليس، كما يعتقد البعض، لشح الصلاحيات المخولة له وإنما لضعف تركيبته .

 »الشكارة » و »الجهوية » و »الولاء » صنعت جزءا من البرلمان

لا تنكر أغلب الأحزاب السياسية التي تشارك في البرلمان، أن دخول عدد كبير من النواب كان من صناعة  »الشكارة » أو  »الجهوية »، وإن طرحت أسماء على أساس كفاءتها فلا أحد ينفي عنها اختيارها على خلفية معيار  »الولاء »، وهي عوامل تجمعت كلها في مجلس عبد العزيز زياري وجعلته برلمانا لا يراقب.
تجمع كل الآراء السياسية والتحاليل المتعلقة بأداء المجلس الشعبي الحالي المنتخب للعهدة التشريعية السابعة على أنه أضعف برلمان تعرفه الجزائر من حيث هزالة النقاش السياسي وانحسار الأداء التشريعي وغياب آليات الرقابة النيابية على الحكومة، مقارنة بالمجالس السابقة التي شهدتها الجزائر. وقد جاء في تعليقات كثيرة أن  »الشكارة » قد أظهرت لأول مرة في تاريخ الجزائر شيئا اسمه البرلمان الأسود بفضل الأموال السوداء.
واللافت أن  »صناعة » برلمان ,2007 كانت بتمهيد عبر قانون معدل للانتخابات، سمح فقط بدخول تسعة أحزاب السباق. وكان من التبريرات الرسمية التي قدمت للاستهلاك، أن ذلك سيسد الطريق أمام مظاهر  »البزنسة » التي في العادة تمارسها أشباه الأحزاب لإيصال أصحاب المال إلى إحدى السلطات الثلاث في البلاد. لكن التجربة أثبتت أن أبوابا أخرى فتحت لذوي المال والنفوذ، تمكنوا من ترؤس القوائم الانتخابية لدى أغلب الأحزاب المشاركة.
وقد تحولت قوائم تلك التشريعيات إلى أشبه بالمزاد العلني، يدخلها فقط من يدفع أكثـر، وهي أولى المظاهر السوداء في البرلمان القائم اليوم، وهي أيضا أكبر الأسباب التي دفعت به إلى الابتعاد عن مهام الرقابة وتحول بعض نوابه إلى مهمة  »الحفاظ على المصالح » الاقتصادية وصفقات مشاريع. ودون قصد امتدت سلبيات هذا العمل على قطاع واسع من الشباب الحائزين على الشهادات الجامعية، والذين أدرجت أسماؤهم في آخر قائمة الترشيحات، وإن وجدت إطارات في أولى القوائم فإن شيئا من بين إثنين قد تمت مراعاته  »الجهوية » ثم  »الولاء ».
اليوم وبعد عامين من انتخاب المجلس الحالي بثلاثة أحزاب تستحوذ على  الغالبية، وعشرات المقاعد بين شتات أحزاب مجهرية، ترسم مظهرا لبرلمان كأنه غرفة تسجيل للقوانين والمصادقة عليها دون أي تعديلات حساسة يمكن أن تحرج الحكومة، بالنظر إلى الاتفاقات المسبقة التي تجري بين أحزاب التحالف الرئاسي المشكلة للأغلبية في البرلمان. ومن أغرب ما صدر عن هذا المجلس، إعلان مسؤوله الأول عبد العزيز زياري عما يشبه  »التنازل » التام للحكومة عن دور التشريع، وقد قالها زياري صراحة ردا على عدم إشراك الحكومة النواب في اقتراح مشاريع قوانين:  »الحكومة تتوفر على أدوات أفضل من تلك التي يتوفر عليها المجلس الوطني كمؤسسة تشريعية لتحديد المشاكل المطروحة ». وأضاف أن  »القانون لا يمنع نواب البرلمان من اقتراح مشاريع قوانين على الحكومة ». وقد كان واضحا أن تمهيدا ما يتم للبرلمان الحالي، على أساس انتزاع جميع أسلحته التي قد تضيف للحكومة صداعا جديدا، وجرى في ذلك تعديل دستوري، وحد السلطة التنفيذية في رأس واحد، هو رئيس الجمهورية، الذي لا يتحمل بموجب التعديل تبعات إخفاق الحكومة أمام البرلمان، لكنه يحظى بالثناء في حال نجاحها، وهو وضع جديد اليوم يرضى به البرلمان لنفسه في إطار سلسلة من التحولات بدأت بـ »الشكارة »،  »الجهوية » و »الولاء » وانتهت برقابة وزير أول ليس له من الصلاحيات سوى نقل برنامج الرئيس ثم إعادته.(الخبر)

Mohamed Ziane Hasseni confronté à Mohamed Samraoui

6 juin 2009

Le quotidien Liberté a rapporté dans son édition d’aujourd’hui que le diplomate Mohamed Ziane Hasseni et l’ex-officier Hicham Aboud ont été entendu jeudi par les deux juges chargés de l’affaire de l’assassinat de Ali Mecili. Le correspondant parisien de Liberté a affirmé que Mohamed Samraoui, ancien officier du DRS, a témoigné en visioconférence. Entamée à 20 heures, la confrontation s’est achevée à 19 heures, a souligné le quotidien de Rebrab.  “Elle s’est passée de manière idéale pour nous”, a commenté auprès de Liberté un avocat de Hasseni, Me Hervé Temmim. Me Jean-Louis Pelletier a affirmé que le diplomate “n’a été pris en défaut sur aucun point”. “Rien n’a été apporté qui laisse penser que M. Hasseni est Rachid Hassani. Il y a des points indéniables qui nous ont permis de dire que M. Hasseni a bien l’identité qu’il revendique. C’est ce qu’il répète depuis le début. Il a par exemple démontré qu’il n’a jamais occupé certains postes qu’on dit qu’il a occupés”, a encore dit M. Pelletier.

Installation d’une fédération FFS

6 juin 2009

Le parti de Hocine Aït Ahmed s’organise à Mascara. Ce jeudi, ils étaient deux secrétaires nationaux du parti, MM. Nebbou Mohamed et Benameur Belkacem, chargés respectivement des fédérations et des élus locaux à avoir procédé à l’installation « officielle » de la fédération du Front des forces socialistes de la wilaya de Mascara.

C’est au cours d’une assemblée générale élective qui a eu lieu, jeudi 4 juin, à la salle cinéma « Le Vox » de la Cité de l’Émir, que le nouveau premier secrétaire du FFS de la wilaya de Mascara a été élu par la base militante. Il s’agit de M. Aggad Ahmed, un ex-élu de l’APC de Matemore, à 20 km de Mascara. Un nouveau bureau de ladite fédération de wilaya du FFS composé de treize membres a fait également l’objet d’installation par les émissaires du premier secrétaire du FFS, M. Karim Tabou. (ELWATAN)

Que se passe-t-il au niveau du parc communal? (motsdtete06damizour)

5 juin 2009

  Y a-t-il eu détournement de marchandises?

Selon des informations répercutées par les citoyens dans la rue,  il y aurait détournement de marchandises au niveau du parc communal. Le mis en cause, un employé de la commune aurait été pris en flagrant délit de vol de pneus et de produits lubrifiants. Informés de ce détournement, des élus de l’exécutif se sont déplacés sur les lieux qui, d’après des témoignages, auraient tenter d’étouffer cette affaire et de protéger l’auteur de ce détournement.

Par ailleurs, d’autres informations font état de détournement de produits de peinture, de sacs de ciment et de quantités de bois  « livrés » à partir d’un  chantier au profit d’un élu.

 »الرئاسيات الأخيرة الأكثر تكلفة في تاريخ الجزائر »

5 juin 2009

 جزم السكرتير الوطني الأول لجبهة القوى الاشتراكية بأن الرئاسيات الأخيرة بحملتها الانتخابية هي الأكثر تكلفة في تاريخ الانتخابات بالجزائر. ولتأكيد ما قال، أعطى كريم طابو مثالا بتيزي وزو، حيث قال:  »هذه الولاية لوحدها استقبلت 37 مداومة لبوتفليقة، وكل واحدة منها جهزت بالعتاد وبالإمكانيات المالية لشراء ذمة المواطنين وكرامتهم لإنجاح التجمع الذي نشطه رئيس الجمهورية ».

El Tarf: Les émeutiers de Chbaïta condamnées (3 mois à 2 ans ferme)

4 juin 2009

emeutes.bmpDes peines de 3 mois à 2 ans de prison ferme ont été prononcées, mardi en fin d’après midi, par le tribunal de Dréan (El-Tarf) contre une quarantaine d’émeutiers. Le tribunal a, ainsi, condamné 12 personnes, à 2 ans de prison ferme et 20 000 DA d’amende, alors que des peines entre 1 an de prison ferme et 20 000 DA d’amende, et 3 mois de prison ferme ont été prononcées contre le reste des émeutiers. Ils étaient poursuivis pour attroupement sur la voie publique, outrage aux éléments d’un corps constitué et destruction de biens publics.

Pour rappel, la localité de Chbaïta Mokhtar traversée par la RN 16, à la limite des wilayas d’El- Tarf et Annaba, a vécu durant toute la journée du 16 avril 2009, des actes de violence suite à un important attroupement des jeunes au chômage dénonçant la hogra des autorités locales de la wilaya d’El-Tarf et revendiquant le bénéfice d’un contrat de travail dans le cadre du Dispositif d’aide à l’insertion professionnelle (DAIP). Source Le Soir d’Algérie

Ecole de formation politique Ali MÉCILI – Note d’information

4 juin 2009

Aux camardes étudiants

Inscrits à l’Ecole de Formations Politique « Ali MÉcili »

La 4ème session de l’Ecole de formation politique « Ali MÉcili » aura lieu le vendredi 12 juin 2009 à partir de 10H00 au siège national. La conférence intitulée « Contribution à l’analyse de la crise de l’université Algérienne » sera animée par M. CHERBAL Farid, Enseignant- chercheur.

Présentation de l’animateur
Farid CHERBAL est enseignant- chercheur en Génétique Moléculaire à l’USTHB. Il travaille actuellement sur un projet de recherche sur : « L’étude de la génétique du cancer héréditaire du sein et de l’ovaire chez les familles algériennes ».

Sur le plan syndical, il est membre fondateur du Conseil National des Enseignants du Supérieurs (CNES) en novembre 1991, et membre de la section CNES-USTHB de 1997 à ce jour. Farid CHERBAL est l’auteur de plusieurs publications sur l’université et le syndicalisme.

« Le syndicat CNES, la crise et l’université et le mouvement syndical en Algérie » paru dans le quotidien la « TRIBUNE » du 31 août 2002.
« La réforme LMD est l’université Algérienne : le vrais enjeux », in « El Watan » 4et 5 septembre 2004
« Contribution à l’analyse du mouvement syndical autonome en Algérie » in « El Watan » 30 novembre et 1 décembre 2004
« La démocratie à l’université Algérienne : les luttes pour la construction d’un espace de la citoyenneté » in « El Watan » du 1 février 2005
« Le mouvement syndical autonome et les libertés syndicales en Algérie » in « El Watan » du 9 et 10 novembre 2005

La conférence sera modérée par Mme Fairouz BOUAMAMA, directrice de l’école de formation politique « Ali MÉcili »

La directrice de l’école de formation politique
Mme Fairouz BOUAMAMA

Ali Brahimi quitte le RCD

4 juin 2009

Une lettre datée du 2 juin 2009 et signée par le secrétaire national à l’organique fait état de ma suspension du parti avant traduction devant la commission des conflits. Il m’est reproché principalement d’avoire sollicité le témoignage de mes collègues députés sur la vacuité d’une grave menace que le président du parti m’avait adressée lors de la réunion du groupe parlementaire du 31 mai 2009.

Il remet également à l’ordre du jour les griefs qu’il m’imputait dans sa massive du 29 avril 2009 où j’étais sanctionné de bannissement des activités du parti dans la seule wilaya de Bouira. Pour rappel, j’avais démissionné de ma propre initiative du secrétariat national, le 15 mars, pour cause de non-respect de mes prérogatives par la président du parti.

Ces faits ont été rapportés partiellement par la presse nationale des 1er et 2 juin 2009.

 

Décidée à 48 heures de la première session ordinaire du conseil national après sept mois de gel de cette instance souveraine-hormis la réunion extraordinaire du 15 janvier-cette nouvelle “sanction” vise à m’interdire la prise de parole d’avant elle.

Face également au contrôle de l’appareil, propre à toute formation à fonctionnement autoritaire, ce piège à caractère policier projette de me réduire complètement au silence.

 

Dès lors, il ne me reste plus que le canal public pour exercer mon droit à la liberté d’expression. Pourquoi ai-je préféré m’adresser directement au président du parti ?

Trêve de mystification ! Le président est le seul à décider de tout dans le RCD. Comme dans les régimes totalitaires, les structures existent, mais elles sont complètement dépendantes du chef. Ce travers structurel est confirmé jusqu’à la caricature par l’aveu de Boucetta Rabah, secrétaire national à l’organique, qui dit que les sanctions sont édictées et dictées par le président du parti.

Cette suspension est la traduction administrative-une de plus !-dont le but est d’empêcher toute velléité de débat sur le fonctionnement et la ligne politique. Les errements de cette dernières, soumis au gré des intérêts et humeurs du chef, ont atteint ces derniers temps un niveau d’irresponsabilité qui hypothèque l’avenir du parti et la perspective démocratique.

En réalité, les dérives d’aujourd’hui sont inhérentes à ce genre de fonctionnement qui consacre exclusivement le leader. Le lien entre le fonctionnement autoritaire et l’opacité de la gestion est dialectique, créant un rapport personnalisé et patrimonial entre le parti et son président. Le président ne souffre aucune autonomie ou nuance d’opinion chez les cadres du parti. Toute prise de position ou initiative porteuse lui fait craindre de perdre le contrôle de l’appareil. Il redouble de férocité et ordonne à la commission des conflits, soumise à son pouvoir exorbitant du désignation, d’exécuter ses désirs.

Depuis la naissance du RCD, Saïd Sadi souffre du SALM (syndrome Aït Larbi Mokrane). C’est pour toutes ces raison que je considère que la commission de discipline du RCD est comme la mort. A l’image de tout intégrisme, on y goutte une seule fois. Je refuse donc de me soumettre à la guillotine. Mon combat pour la démocratie, d’abord commencé dans la clandestinité contre le parti unique, puis en dehors des institutions et enfin à l’intérieur de celles-ci, sera poursuivi pour les mêmes idéaux et objectifs.

De ma place de député, je demeurerai au service de mes concitoyens et de la nation. Je serai également à l’écoute de tous les militants démocrates pour trouver les voies et moyens d’aider notre pays à avancer vers le progrès et la liberté. Vive la démocratie, vive l’Algérie.

Ali Brahimi

Député de Bouira

Président de la commission de la culture à l’AP

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